Une journée de dingue

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Une journée de dingue

Il paraît évident que la période des fêtes est terminée. Les galettes mangées, les fèves tirées, tout reprend avec un train d’enfer. C’est le seul train dont on est sûr de l’arrivée. Après la trêve, la grève continue. Au passage, signalons la situation catastrophique dans les ports pour les commissionnaires, les transitaires et les transporteurs. Ça ne semble émouvoir personne, donc un communiqué de presse (en plus de multiples démarches) s’impose. La reprise des réunions dans tous les sens. Les vœux. Ah les vœux ! On se souhaite la bonne année (et toutes ces sortes de choses) sous toutes les formes possibles notamment la voie électronique.

Comment faire autrement ? Nos cartes n’ont pas été livrées. D’aucuns ont l’âme poète. Tel cet habitant de la Martinique qui nous envoie la chanson qu’il a écrite sur le transport. Belle musique mais les paroles qui évoquent la Cibi, la poussière dans le moteur et un conducteur qui a peur nous ramène 50 ans en arrière. Des rendez-vous qui se prennent, qui se reportent, qui se refixent, des déplacements qui s’organisent, des notes qui sont mises en ligne, des séances de travail sur les grands dossiers du début 2020. De nouveaux collaborateurs qu’on accueille.

Bref, il y a des jours comme ça, où on ne peut pas rester 5 minutes sans que le téléphone sonne ou qu’on rentre dans votre bureau, quand ce ne sont pas les rendez-vous qui s’enchainent sans aucune pause (même pas 45 minutes après 4h30, les transporteurs comprendront). Et puis comme si ça ne suffisait pas, on vous annonce « nos cartes de vœux ont été livrées chez une esthéticienne… ». Là, on peut avouer : les nerfs lâchent : le fou-rire vous prend car c’est le pompon ! La pauvre…alors qu’elle attendait sans doute ses lotions et ses crèmes, elle se retrouve avec les vœux de la FNTR « En route pour 2020 ! » . « Le transporteur ….(il a un nom d’explosif), il est adhérent ? ». Ben non, avec un adhérent, ça ne serait forcément jamais arrivé. Quant à nos cartes, que personne ne s’étonne qu’elles n’arrivent que vers la fin janvier. Que voulez-vous ? On ne peut pas être bon sur tout. (Clin d’œil).

Florence Berthelot

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