Répliques

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La semaine dernière, les États-Unis fêtaient leur 250ème anniversaire. Dans la légende qu’ils se sont créés grâce notamment à Hollywood, on peut trouver des films tels que « Né un 4 juillet » ou mieux encore « Independence Day ». Il y a dans ce dernier film, une réplique qui a marqué les esprits, au moment où le Président américain (ancien pilote et quadragénaire) galvanise ses troupes armées qui vont attaquer les extra-terrestres qui menacent de détruire la Terre. Déjà en relisant la dernière phrase, on se dit que rien ne tient debout. Mais bref.

Il lance « Nous n’entrerons pas dans la nuit sans combattre ! ». Waouh ! THE phrase. Le truc où chacun applaudit à tout rompre. La phrase dont on se dit qu’on la replacera quelque part parce qu’elle sonne trop classe. Sauf que l’occasion ne se présente jamais et que vous finissez par lâcher la réplique à un membre de l’Administration des transports qui vient juste de vous présenter un projet de réglementation qui ne vous convient pas du tout. À son air éberlué (nous n’entrerons pas dans la nuit sans combattre !), vous réalisez que c’est quand même prendre un marteau pour tenter d’écraser une mouche.

N’importe quoi.

Ça vaut bien le « aimez-vous les caramels mous ? » quand on veut célébrer une victoire. Si « vous n’avez pas la ref », comme on dit aujourd’hui, ça ne veut rien dire. Il faut être fan de Tintin et avoir lu notamment « L’étoile mystérieuse » : l’astronome Hippolyte Calys interrompt le jeune reporter alors qu’une météorite vient de s’écraser sur Terre, sans la détruire, alors que l’on redoutait la fin du monde. « Allez acheter pour deux francs de caramels mous. Nous allons fêter ça ».


Tintin est d’ailleurs une source inépuisable, cf : le capitaine Haddock dans « Tintin au Tibet » qui n’arrive pas à retenir le titre du Grand Précieux et l’appelle Grand Mufti, Grand Sachem, Grand Bazar. J’avoue que j’ai déjà fait le coup… à un ministre (qui heureusement avait beaucoup d’humour).


Pas étonnant que l’on vous regarde comme si vous étiez à moitié dingue (ou totalement d’ailleurs). Ce doit être le film que l’on se passe dans sa tête. Ces répliques surgissent toutes seules.


Citons cet extrait de la série « Les Tudors » où Henry VIII (interprété par le sublimissime Jonathan Rhys-Meyers ah la la !), mécontent de sa nouvelle épouse Anne de Clèves (la quatrième), qu’il n’avait pas rencontrée avant le mariage, lance à son Premier ministre « Nous ne sommes pas bien traités Monsieur Cromwell ». Heureusement, cela n’a pas causé la mort de la dame comme certaines autres épouses du roi qui ont littéralement… perdu la tête.


« Nous ne sommes pas bien traités, Monsieur Cromwell ! ». Combien de fois me dis-je cette phrase… Quand quelque chose va de travers ou que c’est simplement une mauvaise journée. Par bonheur, pas au point d’entrer pour la déclamer dans le bureau de notre Secrétaire général qui malgré son côté zazen « Fédération Française de Judo » me considérerait sans doute (cette fois-ci) comme définitivement perdue (nota : le SG, c’est ce qui est le plus proche d’un Premier ministre à la Fédération)


Comme quoi, Il faut quitter l’imaginaire pour être l’auteur (et l’acteur) de ses propres répliques. La vie n’est pas un film, le travail non plus. Et je ne suis pas le roi d’Angleterre.


Et vous, quelle est la réplique que vous aimeriez absolument replacer ?

Florence Berthelot

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