En quête d'un titre

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C’est bien joli d’essayer de faire sa maligne chaque semaine avec l’édito. Mais parfois, on a le titre et le texte vient après. D’autres fois, on a le thème mais le titre ne vient pas.

À l’heure où ces lignes sont écrites, nous nous apprêtons à remettre au Sénat (s’il vous plait…), les trophées du Label Transport et logistique responsables aux entreprises récompensées. Il s’agit de la quatrième édition.

Ce sont toujours des moments à la fois joyeux et émouvants, où les entreprises mais surtout leurs dirigeants et collaborateurs récoltent le fruit de leur travail en matière de performance ESG. ESG pour environnement, social et gouvernance. Au-delà du respect d’un nombre invraisemblable de normes et de réglementations, les entreprises de transport et de logistique, sur la base du volontariat arrive encore à innover sur ces trois sujets : en matière de décarbonation, mais aussi d’égalité professionnelle, d’insertion des personnes en situation de handicap.

C’est cela qui est valorisé chaque année.

Sur la base d’un référentiel spécifique à ces activités de transport et de logistique, coconstruit (et revu chaque année) par la FNTR et l’organisme indépendant (et renommé) Ethifinance, une notation est établie. Les mieux notés se voient remettre un trophée or, argent ou bronze dans des catégories qui vont de l’entreprise de moins de 10 salariés à celle qui en compte plus de 500.

D’année en année, il est assez amusant de voir les mêmes trois entreprises se tirer la bourre dans une catégorie et, touchant, de voir une toute petite entreprise recevoir un tel trophée.

Ce label prend sa place. Sa promotion grandit auprès des chargeurs (c’est le but) même s’il faut encore expliquer, ré-expliquer et ré-ré-expliquer en quoi c’est différent d’autres dispositifs (généralement moins adaptés à nos activités), en quoi c’est différent d’une démarche RSE « pure », et expliquer aussi pourquoi la démarche est – modiquement - payante (il y a un gros travail de vérification et d’évaluation par Ethifinance) et à quoi sert le comité de labellisation qui réunit divers acteurs, des assureurs à des énergéticiens, d’acteurs de la formation à France Travail. Et aussi pourquoi l’initiative est annuelle.

Tout est quasiment dit et écrit.

Maintenant, puisqu’il s’agit d’un Label, des titres (pas forcément appropriés) viennent à l’esprit. Dans un esprit Disney « Label et le clochard » ou « Label et la bête » pourraient nous brouiller définitivement avec certains qui se sentiraient visés (d’ailleurs pourquoi se sentiraient-ils visés ? Mystère…).

On pourrait tenter la subtilité avec « se faire Label ». « Jouer Label » est péjoratif car ce n’est pas un jeu.

Quant à « Label de jour » (ou de nuit), cela aurait une connotation disons… étrange. (Cela dit cela provoquerait peut-être un engouement, allez savoir…).

Tout le monde parle à tort du Label FNTR. Ce n’est pas un Label FNTR car il est ouvert à toutes les entreprises, adhérentes ou non.

« Label FNTR »…

La belle FNTR…

Moi j’aime bien. (Serais-je partiale ?)

Florence Berthelot

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