Désorganisations

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Désorganisations

Compte tenu de la période sanitaire, l’ensemble des « cellules de crise » ont été réactivées et les réunions (en visioconférence) se succèdent. La question est : l’économie est-elle désorganisée du fait de la pandémie ? Et nous concernant, plus précisément, la chaine logistique va-t-elle tenir du fait de l’absentéisme de personnels soit malades, soit cas-contact ?

A ce jour, si des petites entreprises peuvent connaître cette situation et jongler pour se réorganiser, force est de constater que les chefs d’entreprise ne font pas remonter de situation alarmante. L’activité de janvier est moindre que les mois précédents, et globalement, en cas de problème, on réorganise les plannings et les tournées.

Assurément il convient d’être prudent, car la vague est d’ampleur et rapide.

On ose à peine parler de la fameuse « résilience » des entreprises de transport routier.

En fait, le principal problème identifié aujourd’hui ne vient pas principalement d’Omicron mais... du protocole sanitaire à l’école.

C’est sans doute difficile à comprendre pour les personnes soit qui n’ont pas d’enfants, soit qui ont des enfants plus âgés, mais en écoutant bien la détresse des parents, on se dit que là réside la principale source de désorganisation. Et encore on reste poli.

Ainsi, tous les jours, il y a des salariés (on devrait même dire des salariées) qui sont appelés sur leur lieu de travail pour venir chercher leur enfant à l’école, car il y a un cas positif dans la classe et qu’il faut le faire tester.

Après, c’est la course à la pharmacie, des heures d’attente pour ces fameux tests, et une gestion à prévoir en fonction du résultat.

Et puis il faut prévoir deux autres tests à deux jours d’intervalle. Quand ce n’est pas l’instituteur ou l’institutrice qui est malade !

Dans les entreprises, on doit faire preuve de compréhension. Mais c’est quand même le bazar. Quand on le fait remarquer dans les réunions dites de « crise » on s’entend souvent répondre que le choix a été fait de privilégier une politique intensive de tests plutôt que de fermer les classes et les écoles.

Dont acte.

Sauf que cela revient à peu près au même. De nombreux parents constatent que, depuis la rentrée, leur progéniture a passé plus de temps à la pharmacie que dans l’établissement scolaire. Et les parents plus de temps à subir ce protocole scolaire que dans l’entreprise où ils travaillent.

Et pour couronner le tout, grève du personnel enseignant le 13 janvier, nombreuses écoles fermées. Si le père et/ou la mère sont en capacité d’être en télétravail, et donc en possibilité de garder tout le monde à la maison, nombreux sont ceux qui retrouvent, avec angoisse, les affres du premier confinement où il fallait travailler, faire des audio ou des visioconférences avec des gamins turbulents à côté.

Il semblerait que l’Education Nationale ait revu les procédures déjà deux fois en dix jours. Espérons que cela améliore les choses. Il serait tout de même dommageable que ce soit au final les process administratifs, censés circonvenir la crise, qui ajoutent eux-mêmes une plus grande désorganisation à une situation sanitaire délicate.

Florence Berthelot

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