Bel été...

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Bel été…

Il y a des expressions comme ça qui deviennent à la mode. Avant, on se souhaitait « bonnes vacances ». Maintenant, l’usage se répand de se souhaiter un « Bel été ». C’est curieux non ? Personne ne vous souhaite un bel automne ou un bel hiver. Ni même « beau printemps ! ». (Normal, le printemps n’existe souvent que sur le calendrier. En tous cas, dans le Nord de la France).

Bel été… Cette année, pour passer un bel été, il fallait quand même s’accrocher aux branches. Dans tous les sens du terme. Heureusement qu’on travaille dans le transport routier car on est un peu habitué toute l’année. Une météo parfaitement pourrie : trop chaud, trop froid, la pluie, les inondations, les incendies. Essayez de faire un barbecue au milieu de tout ça !

Pas mieux du côté de l’actualité même si on n’allume pas la télé. Les informations suintent de partout.

Le pass sanitaire, les QR codes, l’Afghanistan, le Liban, le rapport du GIEC. Bref, on va tous mourir. Comme d’habitude mais en légèrement pire semblerait-il. Cela se ressentait dans quelques discussions : les « pro », les « anti » (dans tous les domaines) tout le monde est devenu épidémiologiste, climatologue, géostratège en plus d’être communément économiste ou commentateur politique à l’heure de l’apéro. Mais en plus passionné là aussi, au point qu’il fallait parfois vite clore les débats au risque de voir la soirée se terminer en pugilat.

Bref, pour ceux qui rêvaient de recharger les accus, en prévision de la rentrée (combien de fois a-t-on entendu « on verra en septembre » ?), le résultat n’est pas forcément à la hauteur. De sourdes inquiétudes pointent. En fait dès avant la trêve estivale, on devinait les angoisses sur l’avenir. Même si les évènements semblaient revenir à une relative normalité, des questions apparaissaient sur la situation économique à venir, l’activité, la consommation, le remboursement des prêts, l’emploi et les tensions sur le recrutement, la pénurie de matières premières et l’inflation qui pointe son nez.

De manière presque superstitieuse, nombreux sont ceux qui ne voulaient pas y répondre trop vite. On verra en septembre. Et septembre est là. Et l’été jusqu’au 20.

Bref, dans la musette des mots qu’il ne faudra plus prononcer, on avait déjà mis il y a quelques temps les mots « résilience » ou « pédagogie ». Désormais, on y rajoutera aussi les deux mots accolés « bel été ». Avis en prévision de l’année prochaine.

Bonne rentrée…

Florence Berthelot

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