Actions DIRECCTE ?

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Actions DIRECCTE ?

« Comment je fais mes payes, moi ? » Un chef d’entreprise angoissé au téléphone ; « J’ai tous les cas ! J’ai ceux qui sont malades, ceux qui gardent leurs enfants, ceux qui se sont auto-déclarés personnes à risque sur le site de l’Assurance Maladie, et ceux que je dois déclarer en activité partielle parce que mon client a carrément fermé  ! ». La tension monte. On est à la fin du mois et tout le monde s’arrache les cheveux pour savoir comment faire, et surtout comment bien faire pour ne pas se trouver en défaut dans quelques semaines. En plus, on n’est pas aidé. Notamment pour la question du chômage partiel. En gros, si vous vous inscrivez sur le site, vous attendez au moins deux jours ? (voire beaucoup plus) vos identifiant et code. Après, pour peu que vous soyez une entreprise de transport, le site tourne et …plus rien. Les Ministres des Transports, de l’Ecologie et du Travail ont beau eu écrire que le secteur des transports était bien éligible au chômage partiel, ça n’est pas forcément redescendu dans les DIRECCTE. Entre celles qui ne répondent jamais, celles qui disent « votre secteur travaille, donc vous n’avez pas droit à l’activité partielle » ( ?), celles qui vous disent « merci de justifier pourquoi vous avez une réduction d’activité, et ce salarié par salarié » (mais puisqu’on vous explique qu’en tant que secteur de service, cela vient du fait que nos clients industriels ont fermé !), et celles qui rejettent carrément les dossiers, il est certain que l’inquiétude fait place à la colère. On ne sait toujours pas comment faire ses bulletins de payes… Les entreprises de transport n’ont jamais eu à demander le chômage. C’est inédit. Comme est inédite la situation dans laquelle nous nous trouvons. Mais à tout le moins, et même si on peut comprendre que vu l’afflux de demandes, les DIRECCTE soient aussi débordées, il s’agit plus au moins d’un service public. Et on nous a assuré que les services publics continueraient à fonctionner, non ? Remarquez c’est comme la Poste qui est comme on dit « en mode dégradé », ce qui pose d’ailleurs aussi d’énormes problèmes. Pendant ce temps, il y a encore quelques entreprises de transport qui tournent, des conducteurs et des personnels qui font leur job. Si chacun pouvait en faire autant, où qu’il soit… Le risque c’est qu’à la sortie, il y a aura des réveils difficiles. N’ajoutons pas une crise sociale là où nous devons gérer une crise sanitaire et une crise économique. 

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