Rapport d’activité FNTR 2018

26/11/2018

On a peine à se dire qu’un an s’est écoulé depuis le dernier Congrès de la FNTR. Le temps passe à une vitesse accélérée. Sous l’impulsion d’un nouveau Gouvernement qui veut aller vite, il a fallu être sur de nombreux fronts à la fois. La renaissance d’un véritable ministère des Transports a mis le secteur au premier plan. Les Assises Nationales de la Mobilité ont mobilisé les équipes de la FNTR, tandis que certains faisaient valoir qu’on n’y parlerait pas de Transport routier de marchandises. Pourtant, lors d’une des réunions d’atelier, le thème était « comment taxer les poids lourds ». À l’issue d’un marathon de trois mois, les pouvoirs publics se sont attelés à la loi d’orientation des mobilités (LOM).

À l’heure où ces lignes sont écrites, la loi LOM n’est toujours pas prête et on annonce des reports de semaine en semaine. Malheureusement, il semble acquis qu’une taxation spécifique des camions soit bien à l’ordre du jour. Nous voilà repartis quatre ans en arrière aux heures sombres de l’écotaxe, finalement abandonnée moyennant une augmentation de 4 centimes de la fiscalité sur le carburant. À l’époque, on nous avait dit que c’était pour solde de tout compte. Il semblerait que l’État n’ait plus de parole. Il est vrai que le réseau routier se dégrade. Mais la faute en incombe à ceux qui avaient la charge de l’entretien et n’ont pas investi suffisamment dans la régénération des routes. De l’argent, l’État et les collectivités en perçoivent beaucoup, mais ne le dépensent pas pour entretenir les routes. Alors on se retourne encore vers le secteur du Transport routier pour qu’il passe à la caisse. Vieilles recettes alors même que les entreprises de Transport sont engagées dans les mutations de notre époque : transition énergétique, notamment avec le déploiement du GNV, transition numérique avec la dématérialisation des documents de Transport et la création d’une blockchain, emploi et recrutement alors que nous peinons tant à trouver du personnel. Régulation européenne à l’heure d’un marché trop rapidement ouvert et déséquilibré.

Il serait dommageable que l’on résume la politique des Transports à la taxation. Le Transport routier doit être considéré, avant tout, comme un apporteur de solutions. C’est notre métier au quotidien. Il serait temps, alors que l’on parle d’une manière nouvelle d’aborder la politique, que les pouvoirs publics le comprennent.

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