Conjoncture du transport routier de marchandises au 4e trimestre 2020 : le secteur demeure largement fragilisé par la crise

09/02/2021

La FNTR publie ce jour son enquête de conjoncture pour le 4ème trimestre 2020. Les différents indicateurs témoignent d’un secteur encore largement fragilisé par la crise avec une activité fortement ralentie et des difficultés soutenues en matière d’investissements notamment concernant le renouvellement des véhicules.

Selon le baromètre publié ce jour, l’activité au 4ème trimestre 2020 demeure encore nettement en dessous de sa moyenne de long-terme. Plus de la moitié des chefs d’entreprise (53%) enregistre une baisse de leur activité. Seuls 9% d’entre eux notent une hausse.

Si la fin de l’année 2019 était déjà marquée par une baisse de la confiance des chefs d’entreprise en l’avenir, la crise n’a fait qu’aggraver la situation. Aujourd’hui, près de la moitié d’entre eux (48%) prévoient une baisse de leur activité pour le prochain trimestre, contre 26% à la même période de l’année précédente.

Même si une légère amélioration se profile en fin d'année, 2020 reste globalement une année très difficile pour les entrepreneurs du secteur puisque seulement 23% sur l'année en moyenne déclarent être satisfaits de la situation de leur entreprise contre 48% l’année dernière, soit une baisse de 25 points !

Au niveau régional, le niveau d’insatisfaction des entrepreneurs du secteur du transport routier de marchandises varie. Cependant, au moins un chef d’entreprise sur quatre n’est pas satisfait de la situation de son entreprise quelle que soit la région.  

L’emploi est également impacté par la crise. Pour le 1er trimestre 2021, seulement 9% des chefs d’entreprise prévoient une hausse du nombre de leurs conducteurs, contre 11% pour la même période de l’année 2020.

Des difficultés soutenues concernant les investissements dans les poids lourds

La crise sanitaire a fortement impacté les investissements en 2020 ; en moyenne, 24% des chefs d’entreprise ont investi dans les poids lourds neufs, contre 45% en 2019.

Au dernier trimestre de l’année, 26% des chefs d’entreprise déclarent avoir investi dans les véhicules contre 35% à la même période de l’année précédente. Seulement 29% prévoient des investissements au cours des prochains mois.

Dans ce contexte sanitaire et économique plus qu’incertain, les chefs d’entreprise sont d’autant plus inquiets que le projet de loi Climat et Résilience présenté demain en Conseil des Ministres comporte un certain nombre de mesures visant à augmenter la pression fiscale sur un secteur déjà affaibli et avec des capacités d’investissement très largement amoindries.

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