Propositions d’amélioration des conditions d’apprentissage des Padawan en vue de pérenniser l’Ordre Jedi
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À l’attention de l’Empereur et de son Sénat galactique
Que Sa très Haute Majesté prenne en considération les modestes considérations de la maîtresse Jedi que je suis sur les conditions d’enseignement aux Padawan. Afin de pérenniser l’Ordre et par là-même l’Empire, il conviendrait que nous améliorions les conditions de nos enseignements.
Ainsi, la tradition veut qu’il n’y ait qu’un Padawan par Maître. Ceci s’avère très largement inefficace dès lors que certains Padawan abandonnent avant l’initiation. Les Sith ont, de longue date, fait le choix d’une éducation collective. À tout le moins si leur savoir s’avère inférieur à celui des Jedi, leur nombre (et leur inconscience) en font un atout non négligeable.
Il nous faudrait pouvoir remédier à cet état de fait en considérant qu’un Maître pourrait avoir plusieurs Padawan. Et intégrer plus de femmes parmi eux. La rédactrice de ces lignes sait combien il a fallu batailler de haute lutte pour intégrer l’Ordre et faire de sa réputation, son bouclier.
Pour autant, viser à attirer plus d’apprentis réclame des moyens dont nous ne disposons pas, ou plus. Dans sa préparation à la guerre, l’Empire a fait le choix de porter ses efforts sur les Startroopers, d’abord dans des entraînements de courte durée, puis en passant directement au clonage et à la robotisation. Nous déplorons que les valeurs de notre Ordre ne soit plus considérées comme prioritaires alors que nous promouvons savoir-faire et moralité de la personnalité, indispensables à la réalisation des objectifs de la Force.
Sans critiquer les objectifs politiques arrêtés, nous ne pouvons augmenter à terme le nombre de chevaliers si nous nous en remettons aux seules riches familles. Nous sommes au service de tous, aisés ou démunis, et ne pouvons pas être réservés à une élite disposant des moyens de nous entretenir. Nous sommes désintéressés des considérations matérielles mais nous avons besoin que le Trésor de l’Empire s’ouvre à nouveau pour soutenir notre déploiement.
Chacun sait que nous avons résisté aux attraits de l’Alliance du commerce. Mais pour combien de temps ?
L’exemple malheureux d’Anakin doit nous rappeler aussi que nous ne pouvons vendre du rêve et ne vivre que sur une tradition qui ne saurait répondre aux aspirations des plus jeunes. D’ailleurs faisons-nous encore rêver ? Notre processus de sélection est aussi perfectible tant les familles renâclent à laisser leurs enfants même les plus doués à rejoindre nos rangs.
La fascination pour nos Landspeeders et Airspeeders a disparu et nous n’avons plus de Millennium Falcon en réserve. Et quand bien même nous favorisons les enseignements par le recours à l’intuition et aux énergies subtiles, nombreux sont qui se plaignent d’un dévoiement de la transmission de nos héritages.
Très Haute Majesté, nous savons les soubresauts qui agitent l’Empire. La Galaxie est en émoi. Le côté obscur de la Force progresse partout. Nous, modestes Jedi, ne pouvons prétendre à être au centre des actuelles préoccupations des mondes.
Sachez cependant que si, par malheur, l’Empire lui-même devait succomber, non par défaite militaire, mais par calcul politique, vains débats, complexités administratives ou objectifs à courte vue, s’il devait sombrer dans le chaos, et oublier notre rôle majeur, pire nous stigmatiser pour faire diversion, nous serions forcément tentés de rejoindre les rebelles. Moins parce que nous aimons la rébellion elle-même que parce que notre nature est libre et que, plus que nos sabres, nous sommes les instruments de la Force.
Nous l’avons fait il y a très très longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine. Nous avons combattu et vaincu Darth Vader et Darth Sidious. Nous pouvons à tout moment recommencer.
Cette histoire a déjà été racontée. Maintes et maintes fois. Pourtant, elle semble toujours renaître.
Soyez assurée, très Haute Majesté, de notre engagement sans faille au service de tous, et de toutes les sociétés de la Galaxie et de l’Univers.
Votre bien dévouée
(signature illisible)
Florence Berthelot