La FNTR Marne alerte sur les conséquences de l’écotaxe régionale pour le transport routier

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Lors d’une récente réunion avec les Présidents des fédérations départementales de la FNTR du Grand Est, il a été confirmé que les élus régionaux ont d’ores et déjà acté leur intention de voter la mise en place de l’écotaxe régionale.
Cette mesure, fixant une contribution de 15 centimes par kilomètre parcouru, a été établie en référence au coût du kilomètre sur autoroute (environ 32 centimes/km). Si certaines organisations professionnelles du secteur (TP, BTP, etc.) y sont favorables, la FNTR, aux côtés de l’OTRE et de TLF, s’y oppose fermement.
En contrepartie, des aides au verdissement des flottes sont annoncées, en sachant que le coût d’un véhicule électrique est de 300 000 euros pièce, comment un petit transporteur peut-il amortir cet investissement ? D’autant que le B100, alternative plus réaliste aujourd’hui, pour les TPE et PME, reste un moyen onéreux. 
« L’État n’investit plus dans l’entretien des routes nationales depuis plus d’une vingtaine d’années. Ce n’est pas aux transporteurs de payer pour ces carences », dénonce la FNTR de la Marne.
Les conséquences économiques seraient dramatiques : un adhérent parcourant 85 % de routes nationales concernées verrait sa facture augmenter de 1 400 € par mois pour un seul véhicule. À ce jour, 40 % des entreprises de transport françaises sont déjà déficitaires.
Sans mécanisme de compensation ou de répercussion sur les factures, cette taxe fragiliserait durablement tout un pan de l’économie régionale.
La FNTR continue donc son action à tous les niveaux — départemental, régional et national — pour obtenir la possibilité de répercuter la taxe en bas de facture, condition indispensable à la survie des entreprises du secteur.
Pour l’heure, seul le Grand Est est concerné. Mais demain, cette mesure pourrait s’étendre à l’ensemble du territoire français.
La FNTR Marne appelle donc à une mobilisation collective et à une large diffusion de l’information : cette taxe n’impacte pas uniquement les transporteurs, elle touche toute la chaîne économique et, in fine, les consommateurs.
Le combat continue.
 

Pascal ROBERT
Président FNTR Marne 

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