Et si on passait au Salon ?

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Lorsque cet édito sera publié, nous serons plusieurs de la FNTR à arpenter les allées de Solutrans ou à accueillir sur notre stand (Hall 1, stand 035) nos adhérents et partenaires.

Participation à de nombreuses tables rondes, conférences sur l’état de l’Union Européenne, des parkings sécurisés, en passant par l’incontournable décarbonation. Participation à ce qui est désormais le plus grand événement d’Europe, sous l’égide de la Fédération de la Carrosserie, et un point fort annuel, qui se tient tous les deux ans.

On va user nos baskets (baskets FNTR évidemment clin d’œil au Congrès 2025), échanger avec les constructeurs, les énergéticiens, les carrossiers mais aussi les organismes de formation, les acteurs institutionnels, bref tout ce qui fait le transport routier aujourd’hui.

L’annonce aura été faite de l’adhésion de la FNTR à l’ESPORG, l’organisation européenne du stationnement sécurisé.

Pour ceux qui ronchonneraient en disant que l’on ferait mieux de s’occuper des problématiques de la Profession, et bien figurez-vous que c’est ce que l’on fait.

Solutrans est une magnifique vitrine pour notre secteur. Tous ceux qui y vont s’en rendent compte. Et notre stand est un formidable lieu de rencontre avec les entreprises en général et avec nos adhérents en particulier.

Où que nous allions, nous portons la voix de la Profession. Une voix de terrain. Loin des grandes idées géniales qui, sur le papier, ont un aspect séduisant mais qui s’avèrent irréalisables. Une Fédération gouvernée par les Professionnels pour les Professionnels.

Et ce n’est pas parce que nous serons à Lyon que nous ne suivrons pas avec assiduité les débats parlementaires sur le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Plusieurs amendements sont en discussion et nous en soutenons certains avec acharnement. Au-delà de la préservation de la fiscalité des biocarburants, du maintien du suramortissement, nous veillons à inscrire dans la loi, le principe de la répercussion des taxes poids lourds. Inutile de vous dire que nous aurons à l’œil tous ceux qui s’y opposeraient.

Arrivera-t-on au bout de ce débat budgétaire ? Cela semble de moins en moins probable. Qu’est-ce qui se passe après ? Loi spéciale ? Ordonnances ? Si ordonnances, alors le risque existe de voir le texte initial du PLF publié.

Comme si l’on n’avait rien fait.

Alors quoi ? La colère, la révolte, qui sait ?

On passe au Salon mais pas pour y prendre le thé ou en ressortir chocolat (je pouffe !). On est là pour faire front face à des décideurs politiques qui ont bien du mal parfois à comprendre qui nous sommes.

Indispensables à l’économie, à la vie de concitoyens, à la vitalité de notre pays. Loin de l’image du pollueur/réchauffeur de planète/ accidentogène, etc.

Certains politiques seront là. D’autres non.

Dommage pour eux.

Mais après tout, on sait faire sans. On dirait presque que l’on sait faire mieux sans.

Florence Berthelot

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