La FNTR Alsace porte la voix du secteur à Bruxelles
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Lors de son déplacement, la délégation de la FNTR Alsace a pu échanger avec nombre d’acteurs et de décideurs lors d’entretiens au Parlement européen, à la Commission (DG MOVE) et avec les partenaires européens incontournables de l’IRU, de Transport & Environnement (T&E).
Trois grands messages ont été portés par les coprésidents de la FNTR Alsace, Brigitte Kempf et Michel Chalot, avec la délégation de dirigeants alsaciens :
- Soutenir le transport routier de marchandises dans la crise énergétique actuelle, un secteur essentiel à l’économie et à la société.
- Rendre la décarbonation du transport routier de marchandises plus pragmatique et y associer les chargeurs. « Nous ne ferons pas seuls la transition énergétique ! », ont déclaré les transporteurs.
- « Dépoussiérer » la formation des conducteurs professionnels, en faire une valeur ajoutée pour l’image du métier.
Au Parlement européen, le député européen François-Xavier Bellamy du groupe PPE (centre-droit), très attentif aux messages des transporteurs, a dit que dans la crise actuelle, l’Union européenne doit garantir aux entreprises de transport routier des conditions compétitives et garantir aussi qu’il n’y aura pas de fiscalités supplémentaires. Sur la décarbonation, le PPE s’oppose au 100% électrique. Si l’électrification nous rendra moins dépendants, il faut également compter sur notre mix énergétique. Avec T&E les transporteurs ont échangé sur leurs expériences de terrain pour décarboner les flottes et pointer les limites face aux nombreuses incertitudes qui existent encore. Par ailleurs, ils ont rappelé que le défi de la décarbonation est à partager avec les chargeurs. T&E voit que la crise actuelle pousse à une vision à long terme qui sera électrique.
Rapprocher la formation de l’entreprise
À la Commission européenne, la DG MOVE, en réponse à la FNTR, Claire Depré, Cheffe d’unité Sécurité routière, a exprimé la préoccupation de faire évoluer la directive Formation des conducteurs professionnels en adaptant les compétences inscrites dans l’annexe de la législation ; les travaux sont en cours et les propositions FNTR ont été notées. Ensuite, Jean-Louis Colson, Chef d’unité Transports terrestres, a souiligné le souci grandissant sur le manque de conducteurs en Europe ; des partenariats sont d’ores et déjà à trouver hors union européenne. Cette dernière préoccupation a notamment été reprise dans les intéressants échanges avec Oleg Kamberski à l’IRU.
La prochaine délégation à se déplacer à Bruxelles sera celle de la FNTR Poitou-Charentes et Limousin.