La commission FNTR Europe & International rencontre la DGITM
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La délégation du 28 mai était menée par Benjamin Joigneaux, président de la commission Europe et international de la FNTR et dirigeant des transports éponymes, accompagné d’Adeline Millet (SLTB), Alexandre Rio (Transports Premat), Isabelle Maître, déléguée permanente de la FNTR à Bruxelles ainsi que deux membres de l’AFTRI.
Sur la conjoncture actuelle et crise carburants, il y a eu un long échange concernant l’indexation gazole où le problème entre chargeurs et transporteurs a tout de suite été ciblé. La FNTR a interrogé sur la nécessité d’une action renforcée de la DGCCRF à ce sujet. À cause de la fragilisation massive des trésoreries, le risque de voir disparaître des TPE et PME du transport routier de marchandises est bien là. Face aux réticences de certains chargeurs à s’engager dans l’indexation gazole, la DGITM a défendu l’action de la DGCCRF. Par ailleurs, il y a aussi un projet de loi pour faire évoluer les sanctions pénales vers des sanctions administratives.
Sur la modification en cours des poids et dimensions, les entreprises FNTR défendent la possibilité de passage transfrontalier en 44 t. Mais la France ne veut pas de 44 t étrangers traversant son territoire ; les raisons principales sont l’impact sur les infrastructures et la concurrence avec le rail. Les autorités nationales sont cependant conscientes des réalités de proximité en faveur du 44t transfrontalier, notamment dans le nord de la France. Les travaux continuent en fin de parcours législatif entre Parlement et Conseil européen avec toujours une priorité donnée à l’électrification. Par ailleurs, le dossier reste très technique sur les dimensions, tonnes par essieu, la compensation pour perte de charge utile des e- véhicules, etc.
Sur la transition énergétique et ses défis, les exigences européennes lancées sans une suffisante mise à l’épreuve des réalités de terrain demandent maintenant une révision de nombreux textes ; tout spécialement en introduisant de la flexibilité dans les objectifs. A ce jour, très peu d’entreprises ont choisi l’électrique. Selon elles, cela peut être faisable localement mais reste difficile sur longues distances. La DGITM défend qu’en dépit du surcoût, l’électrique apporte une meilleure rentabilité, une économie de maintenance. Ce temps de transition sera long et les technologies vont évoluer entre temps. La cible reste 2050. La FNTR entend ces propos mais le secteur est fragile face à aux incertitudes actuelles (manque de recharges, accès au réseau électrique, déploiement de parkings sécurisé). Le transport routier ne fera pas seul la transition.
Sur le règlement Mobilité Militaire, les transporteurs voient les aspects positifs dans les perspectives d’une coopération civile et militaire avec un budget européen particulièrement important pour renforcer les infrastructures. Les entrepreneurs indiquent l’importance du développement des parkings sécurisés avec des points d’avitaillement en carburants. Il faudra continuer de veiller à la chaîne d’approvisionnement, tenir compte des règles sociales du TRM.
La prochaine réunion de la commission FNTR Europe – International et Douane sera un webinaire avec un invité européen. Le thème d’actualité sera choisi à la rentrée 2026.