Conflit au Moyen-Orient : la FNTR porte les préoccupations des transporteurs au plus haut niveau
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Dans ce cadre, la FNTR a formulé plusieurs demandes urgentes pour préserver la continuité d’activité et la trésorerie des entreprises :
- La possibilité d’indexer tous les 15 jours l’indice CNR et de facturer à la quinzaine, afin de limiter l’impact immédiat des hausses de carburant.
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Une réflexion sur l’affectation du surplus de taxes généré par la crise à un mécanisme d’amortissement des prix pour soutenir le secteur.
- Un contrôle renforcé, quotidien, des prix à la cuve par la DGCCRF, face à la flambée observée et aux comportements anormaux constatés sur le terrain.
La FNTR alerte également le Gouvernement sur les risques majeurs en cas d’absence de réponse rapide. En effet :
- Certaines entreprises envisagent, à raison, de mettre les camions à l’arrêt, refusant de travailler à perte.
- Des défaillances massives pourraient intervenir, entraînant une perte de souveraineté du pavillon France et des ruptures potentielles dans les chaînes logistiques.
Une mobilisation quotidienne auprès des pouvoirs publics
Les réunions menées au niveau national complètent les nombreuses remontées adressées par écrit à l’administration, aux cabinets de Roland Lescure, ministre de l’Économie, et de Philippe Tabarot, ministre des Transports, ainsi qu’aux organisations patronales (MEDEF, CPME).
Elles s’ajoutent également aux réunions conduites localement par les syndicats régionaux auprès des représentants de l’État.
Nous invitons toutes les entreprises adhérentes à la FNTR à continuer de nous transmettre leurs signalements et informations utiles en se rapprochant de leur syndicat régional.
Des trésoreries sous pression
De nombreuses entreprises sont confrontées à une situation financière critique. La FNTR demande expressément au Gouvernement la mise en place de solutions rapides.
« Des consignes pourraient, par exemple, être données en direction des secteurs clients pour permettre des facturations intermédiaires avant la fin du mois, ou la mise en place d’autres mécanismes comme des surcharges. Il nous faut un accompagnement de la part des secteurs clients car, sinon, nous ne pouvons pas payer les livraisons », explique Florence Berthelot.
Elle ajoute : « Nombreux sont les transporteurs qui ne pourront pas attendre la fin du mois pour appliquer l’indexation de leurs contrats. »
À ce jour, le Gouvernement n’envisage aucune aide spécifique, contrairement à 2022, malgré nos sollicitations répétées.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a néanmoins demandé le 11 mars à ses ministres de formuler des propositions pour enrayer la flambée actuelle des prix.
Temps de conduite : tolérance renforcée mais pas de dérogation supplémentaire
Une tolérance renforcée est actuellement appliquée sur les contrôles des temps de conduite des conducteurs de transports d'hydrocarbures, conformément aux instructions transmises aux inspections du travail, aux DREAL et aux forces de l’ordre.
Aucune dérogation supplémentaire n’est cependant envisageable à ce stade, les règles européennes limitant ce type de mesure à 30 jours.
Flambée des prix du carburant : des contrôles renforcés à la cuve
Face à l’augmentation brutale du prix des carburants, la FNTR a demandé à la DGITM de saisir la DGCCRF pour renforcer les contrôles à la cuve.
Nous invitons les entreprises à nous transmettre les coordonnées de tout distributeur pratiquant des hausses anormales, afin que nous puissions les signaler.
Une profession très présente dans les médias
La voix des entreprises de transport est largement relayée dans la presse nationale et professionnelle.
Nous remercions les transporteurs pour leurs retours, leurs témoignages et leur mobilisation.
La FNTR reste pleinement mobilisée
La FNTR continue d’agir au quotidien aux côtés des entreprises.
Nous informerons quotidiennement nos adhérents de l’évolution de la situation, des décisions gouvernementales et des actions engagées.
Adhérents de la FNTR : n’hésitez pas à contacter vos délégués régionaux.