Vous êtes ici

Développement durable

La démarche de mobilité durable, initiée par la FNTR, vise à concilier performance économique dans les entreprises et développement durable. L’enjeu est de réduire les nuisances liées au développement du transport routier de marchandises, tout en préservant les progrès de la mobilité des technologies, des personnes et, bien sûr, des marchandises.

Le transport routier au cœur du développement durable

La profession s’est engagée depuis quelques années dans une démarche responsable de performance durable, conciliant efficacité économique et respect de l’environnement. Elle a déjà obtenu des résultats positifs spectaculaires.

En 20 ans, les émissions de gaz polluants dues au transport routier de marchandises ont diminué de 80% et la consommation de carburant par tonne transportée de 20%.

La France rejette chaque année dans l’atmosphère 523 millions de tonnes de CO2, principal responsable du réchauffement climatique. Si l’ensemble du transport routier, tous véhicules motorisés confondus, émet 24% du CO2 rejetés (soit 125 millions de tonnes environ), les poids lourds en produisent un peu plus du quart (35 millions de tonnes) soit 6,7% de l’ensemble du CO2 français, loin derrière les voitures (14%). C’est peu mais c’est encore trop.

A la différence des gaz polluants, il n’existe pas de solutions techniques, à court ou moyen terme, qui permettent d’obtenir une réduction significative des émissions de CO2 du transport routier. Il convient donc d’agir sur les comportements et les organisations des entreprises.

                           

Les normes euros

Le transport routier s’inscrit dans une dynamique de respect de l’environnement. A ce titre, des efforts considérables ont été entrepris pour réduire les émissions de gaz polluants des poids lourds.

Des normes européennes de plus en plus strictes, les normes EURO, définissent les niveaux maxima autorisés d’émissions de gaz polluants en Europe.

Les premières normes EURO sont entrées en vigueur dans les années 1990 (Euro I le 1er octobre 1993, Euro II le 1er octobre 1996, Euro III le 1er octobre 2001, Euro IV le 1er  octobre 2006, et Euro V le 1er octobre 2009).

Quant à la norme Euro VI, son application est effective depuis le 1er janvier 2014.

La charte « Objectif CO2 »

Lancée en mars 2007, la charte d'engagements volontaires de réduction des émissions de CO2 dans le transport routier de marchandises, intitulée « Objectif CO2 : les transporteurs s'engagent », s'inscrit dans une démarche globale de lutte contre le changement climatique.

Cette démarche volontaire s'adresse aux entreprises et vise à :

  • améliorer la performance environnementale du transport routier de marchandises, en privilégiant la réduction des émissions de CO2 liées à la consommation de carburant
  • fournir aux entreprises du secteur un cadre méthodologique reconnu nationalement
  • permettre aux entreprises signataires de la charte de valoriser leurs engagements en interne et en externe

Elle a été élaborée par le ministère des transports et l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME), en concertation avec les organisations professionnelles de transporteurs. Elle est basée sur le volontariat.

La démarche engage les entreprises signataires dans un plan d'actions personnalisé et concret en vue de diminuer leur consommation de carburant, et par voie de conséquence, leurs émissions de CO2. Les actions concrètes sont axées sur la modernisation du parc de véhicules, la réduction de la consommation de carburant, les formations à la conduite économique ou encore l’optimisation de la gestion des flottes.

Dès 2006 la FNTR s’est impliquée dans l’opération avec l’ADEME. Pour la FNTR, l’important était de diffuser la démarche auprès des PME qui forment l’essentiel des entreprises routières. Elle a par conséquent mobilisé son réseau (syndicats régionaux et départementaux).

Aujourd’hui, alors que les actions phares décidées lors du Grenelle de l’environnement ont toutes montré leur limites en matière de réduction de CO2 (report modal, autoroutes ferroviaires), la démarche « Objectif CO2 : les transporteurs s’engagent » commencent à porter ses fruits. Les économies de CO2 réalisées grâce à l’opération sont considérables et doivent donc être valorisées. La démarche et les résultats obtenus permettent de valoriser les efforts des entreprises de transport routier dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Les résultats (au 31 décembre 2011)

Ce sont plus de 480 entreprises de transport routier qui sont engagées dans la démarche volontaire de réduction des émissions de CO2 « Objectif CO2, les transporteurs s’engagent » (contre 223 au 3 décembre 2010). Cela représente 110 millions de litres de gazole annuels économisés, soit une économie de plus de 420 000 tonnes de CO2 par an ! A titre de comparaison le canal Seine-Nord permettra à partir de 2020 une économie annuelle de 250 000 tonnes de CO2 (après un investissement de 4,6 milliards d’euros).

Le grenelle de l’environnement

Pour la FNTR, si le Grenelle de l’environnement a posé en 2007 de bonnes questions, il a apporté dans le domaine des transports de mauvaises réponses, préjudiciables au transport routier. Le report modal a été érigé en dogme unique faisant fi des réalités économiques et environnementales.

Demain ni le rail, ni le fluvial ne remplaceront la route. Le transport routier est et restera le mode premier. En matière de développement durable, le transport routier est une partie de la solution et non du problème. C’est en effet dans le transport routier que se trouvent les principaux gisements d’économies de CO2. La démarche volontaire de réduction des émissions de CO2 initiée par l’ADEME, le ministère des transports et les organisations professionnelles du secteur, va dans le bon sens.

Pour le CO2, le transport routier doit donc être exigeant avec lui-même comme il l’a été pour les gaz polluants (-80% en 20 ans) et doit mener avec constance la modernisation de ses entreprises et de ses organisations. C’est pourquoi, la FNTR s’est fixé pour objectif d’atteindre les 500 000 tonnes de CO2 économisées par an à l’horizon 2015.

Les propositions de la FNTR

La FNTR a, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, présenté une série de propositions.
Ce plan représente un gain potentiel de 12 millions de tonnes de CO2 par an soit une réduction d’un tiers des émissions actuelles de CO2 du transport routier de marchandises.

Lire le communiqué de la FNTR du 31 août 2007

Gaz polluants/Gaz à effet de serre

Il faut distinguer les gaz polluants et les gaz à effet de serre. Les gaz polluants (CO, NOx, particules…) ont des effets nocifs sur la santé de l’homme. Les gaz à effet de serre essentiellement composés de dioxyde de carbone (CO2), sont inoffensifs mais participent au réchauffement climatique. Le CO2 est issu de la combustion des énergies fossiles (pétrole et charbon par exemple).