Aires de livraison : la FNTR refuse toute taxation de l’acte de livrer

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Alors que le GART (association des collectivités au service de la mobilité) et le Cerema (référent public en aménagement) proposent aux collectivités un cadre d’expérimentation des  « zones de marchandises » afin d'améliorer la disponibilité des espaces de livraison, la FNTR rappelle que cette démarche ne doit en aucun cas conduire à faire payer les opérations de livraison. Si la profession partage le constat des dysfonctionnements actuels des aires de livraison et soutient le renforcement des contrôles, elle s'oppose à toute mesure qui reviendrait à taxer une activité essentielle à l'approvisionnement des villes et au fonctionnement de l'économie. 

Pour rappel, le GART et le Cerema travaillent depuis plusieurs années sur la question des aires de livraison et ont élaboré un guide d’expérimentation destiné aux collectivités souhaitant tester des « zones marchandises ». Ce document, actuellement en cours de finalisation, n’a aucun caractère contraignant : il vise avant tout à fournir un cadre commun et des recommandations aux collectivités intéressées.  

Cette réflexion part d’un constat largement partagé par les acteurs publics et privés : les aires de livraison actuelles fonctionnent mal. Trop souvent occupées par des véhicules qui ne réalisent aucune opération de livraison, elles sont insuffisamment contrôlées et les sanctions existantes demeurent peu dissuasives. Résultat : de nombreux conducteurs sont contraints de stationner en double file pour effectuer leurs livraisons, avec des conséquences directes sur la circulation et la sécurité.  

Régime de stationnement dépénalisé 

Pour répondre à ces difficultés, le projet de « zones de marchandises » reposerait sur un régime de stationnement dépénalisé qui serait censé permettre un contrôle plus efficace des emplacements et une meilleure rotation des véhicules. Les véhicules de transport de marchandises bénéficieraient d’une période de gratuité avant l’application d’un tarif spécifique, tandis que les autres usagers seraient soumis à une tarification plus dissuasive.  

Pour la FNTR, si l’objectif d’améliorer la disponibilité des espaces de livraison est légitime, la solution ne doit pas conduire à faire payer l’acte de livrer. La livraison de marchandises constitue une activité économique indispensable au fonctionnement des villes, à l’approvisionnement des commerces et à la vie quotidienne des habitants. Toute tarification appliquée aux opérations de livraison entraînerait inévitablement des coûts supplémentaires pour les transporteurs, les entreprises et, à terme, les consommateurs. 

La FNTR soutient en revanche toutes les mesures permettant de garantir l’usage prioritaire de ces espaces par les professionnels et de renforcer l’efficacité des contrôles. Sa position est donc claire : favorable à l’expérimentation et à la modernisation des outils de gestion du stationnement, mais opposée à toute mesure qui reviendrait à taxer la logistique urbaine via la création de « zones de marchandises ». 

Le véritable enjeu n’est pas de faire payer la livraison mais de garantir aux professionnels des conditions de travail efficaces et le respect des règles existantes. 

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