Les annonces du Gouvernement suscitent l'exaspération et la colère parmi les professionnels du Transport routier

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Après plus de trois semaines de crise, la profession demande un véritable engagement de l’État. Sans mesures à la hauteur, des centaines d’entreprises risquent d'être à l'arrêt et de disparaître dans les semaines à venir, entraînant des conséquences majeures sur l’économie nationale.

Des mesures annoncées par le Gouvernement dérisoires face à l’urgence
L’envolée incontrôlée du coût du carburant, et désormais des autres coûts de revient, sont devenus insoutenables pour les transporteurs.

La profession considère que les annonces faites hier, notamment de report de cotisations sociales et d’étalement de charges fiscales, ne sont pas de réelles mesures de soutien ; en effet, les entreprises pouvaient déjà les demander individuellement. 

L’accès facilité aux prêts de court terme exceptionnels par Bpifrance ne répond en rien à la situation d'entreprises déjà très endettées.  

La FNTR rappelle l'impérative nécessité d'appliquer les indexations "carburant" aux contrats en cours, conformément à la loi. Elle saisira, à la demande de ses adhérents, les autorités compétentes (DGCCRF et médiateur des entreprises) dès lors que les donneurs d'ordre ne respecteraient pas leurs engagements contractuels ainsi que le délai de paiement de 30 jours. 

Néanmoins, en attendant que les factures soient réglées, il est impératif que des mesures plus efficientes que celles annoncées par le Gouvernement soient adoptées : 

  • augmentation de la ristourne TICPE, durant le temps de la crise
  • consigne donnée au banque de suspendre les échéances de prêts et de crédit-bail
  • mise en place d’une aide directe par véhicule

À défaut, il existe un risque majeur de faillites en chaîne pour les entreprises du transport routier. C’est la continuité, à terme, des transports routiers de marchandises et le fonctionnement même de l’économie qui sont en danger.


L’Europe agit, la France reste en retrait
Plusieurs pays européens ont déjà adopté des mesures directes et ciblées pour soutenir leurs transporteurs.

En France, les réponses tardives et insuffisantes du Gouvernement plongent les entreprises dans une impasse, provoquant une perte accélérée de compétitivité et aggravant une concurrence étrangère déloyale.

La FNTR appelle le Gouvernement à prendre immédiatement des mesures concrètes et efficaces.
« Les mesures annoncées ne suffisent pas. La profession demande des réponses d’urgence, à la hauteur de la crise. La FNTR reste pleinement mobilisée pour défendre la pérennité et la compétitivité des entreprises françaises dans un contexte européen extrêmement tendu », souligne Florence Dupasquier, présidente de la FNTR, qui a réuni d’urgence les instances de la fédération ce mardi 24 mars.


Les syndicats FNTR consultent actuellement leurs adhérents sur de possibles actions revendicatives. 

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