Transport routier de marchandises : un secteur encore largement affecté par la crise - Publication du baromètre FNTR pour le 1er trimestre 2021

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La FNTR publie ce jour son baromètre pour le 1er trimestre 2021 et le constat est sans appel, l’activité demeure toujours très en deçà de sa moyenne de longue période et de son niveau d’avant-crise. Une situation difficile qui témoigne d’un secteur qui reste très fragilisé. Même constat en matière d’emplois. Alors que le secteur est habituellement connu pour être en tension sur cette question, seuls 10% des chefs d’entreprise envisagent aujourd’hui de recruter. Enfin, l’absence de dynamique en matière d’investissements dans les poids lourds révèle bien les difficultés et l’incertitude des chefs d’entreprise en ce début 2021. Décryptage.

Bien qu’en légère progression, l’activité du secteur du transport routier de marchandises est toujours en dessous de sa moyenne de longue période et de son niveau d’avant crise. 41% des chefs d’entreprises ont encore constaté une baisse de leur activité au 1er trimestre. Le secteur reste donc très fragilisé en ce début 2021. Un panorama qui révèle également de fortes disparités entre les différentes régions et en fonction du type de transport réalisé. En effet, si la situation s’améliore dans le commerce de gros et l’industrie manufacturière, elle se dégrade fortement dans le commerce de détail généraliste et se retrouve nettement en dessous de sa moyenne de longue période.>

Des difficultés qui ont des conséquences directes en matière d’emploi

En effet, au 1er trimestre 2021, et alors que le secteur est habituellement connu pour le dynamisme de son recrutement, plus des 2/3 des entreprises ont vu leurs effectifs stagner sur cette période et 17% ont même connu une baisse. Les recrutements ne concernent qu’une faible part (10%) des transporteurs. L’indicateur qui mesure le niveau d’emploi reste clairement en dessous de sa moyenne de longue période, et ce, depuis le début de la crise sanitaire. Et les chefs d’entreprise sont dans l’incertitude quant à l’évolution future du nombre de leurs conducteurs.

Des investissements à l’arrêt

Tout comme au trimestre dernier, seulement 26% des chefs d’entreprises déclarent avoir investi dans des véhicules neufs. Cette stabilisation à un niveau très faible ne donne malheureusement aucune perspective d’un retour rapide à la situation d’avant crise. Ce qui ne sera pas sans poser de vrais problèmes, notamment en matière de transition énergétique puisque les transporteurs doivent pouvoir investir dans des véhicules plus propres. Ce qui leur est aujourd’hui très difficile et qui le sera d’autant plus si la fiscalité des entreprises est encore alourdie dans les mois et années à venir.

Des chefs d’entreprises globalement moroses

En ce début d’année, seuls un peu plus d’un 1/3 des chefs d’entreprise (36%) se déclarent satisfaits de la situation de leur entreprise. En point de comparaison, la moyenne de satisfaction en 2019 avoisinait les 50%. De fortes disparités régionales sont à observer en la matière avec une insatisfaction plus importante dans les régions frontalières des Hauts de France, Grand-Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie.

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