Véhicule autonome - La FNTR poursuit sa route

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Véhicule autonome - La FNTR poursuit sa route

Rappelons que la France s’est engagée dès 2018 dans une stratégie pour le développement des véhicules autonomes, ce qui représente un enjeu considérable à différents niveaux : transport, sécurité routière, industrie, numérique et gestion des données. Cette automatisation des véhicules, qui sera progressive, permettra de rendre nos métiers plus attractifs, mais aussi, plus sûrs (cybersécurité). Elle apportera également aux entreprises des gains de productivité évidents, ainsi que le maintien d’un haut niveau de performance sociale, environnementale (dépollution), et, bien entendu, économique.

Dans cette optique, la FNTR a intégré il y a deux ans un groupe de travail intitulé France Véhicule Autonome (FVA), et dont la mission est d’amener cette stratégie de développement à se concrétiser d’ici 2023. Nous sommes donc, aujourd’hui, à mi-chemin. De fait, le Ministère des Transports a demandé à la FNTR de pointer tout ce qui a été fait jusqu’ici, et de valider ce qu’il reste à accomplir.

Le Ministère, très mobilisé sur ces enjeux, s’est engagé à délivrer un retour, avant la fin de l’année.

Parmi les bons points, est prévue une meilleure logistique du dernier kilomètre, des work-zones, voire du fret à moyenne et longue distance.

Les travaux sont menés sur des expérimentations de type « cas d’usage » comme le cas d’usage « tracteur de cour. » Elles permettent de lister les problématiques à résoudre, comme le béquillage ou encore le raccordement et l’accrochage.

Si la phase 2 est validée, arrivera ensuite la phase « réalisation » : construction du véhicule, puis intégration au sein de l’entreprise, avec mise en place de trajets automatisés sur voie privée.

Pour l’heure, deux adhérents FNTR se sont impliqués sur cette question du véhicule autonome, un à Lyon, l’autre à Marseille, et sont en phase d’expérimentation.

La FNTR a bien précisé que le véhicule ne serait pas totalement autonome. Il y aura toujours une intervention humaine, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, avec diverses personnes devant gérer le camion, en cas de panne, de remorquage, d’encombrements (classification 4 des véhicules autonomes).

La FNTR a dès lors indiqué que les évolutions sur l’emploi et les compétences seraient nombreuses.

Ainsi, pour le « tracteur de cour », allons-nous créer des métiers comme « agent de quai » ou « aiguilleur de parc » ? Ou allons-nous ajouter cette fonction à l’exploitant, et avec quelle surcharge de travail ?

Quoi qu’il en soit, le Ministère a fait part de son réel intérêt à l’égard de ce projet, au vu de ses évolutions plus qu’encourageantes, et prépare une restitution à la FNTR dans les jours prochains.

A suivre.

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