La Transition énergétique en question : rencontre avec Quentin Gauthier, Technical Manager, Europe & APAC, chez Neste

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La Transition énergétique en question : rencontre avec Quentin Gauthier,  Technical Manager, Europe & APAC, chez Neste

M. Gauthier, pour commencer, pouvez-vous nous préciser quels sont les avantages du HVO100 pour les transporteurs ?

Ce qu’un transporteur attend avant tout d’un carburant, c’est une solution pour emmener des biens ou des personnes, d’un point A à un point B. Le HVO100 permet cela bien sûr, comme n’importe quel autre carburant, mais il a en plus pour atout de le faire tout en atteignant des réductions d’émissions de gaz à effet de serre de 90%. Pourquoi ? Parce que ce carburant est produit à partir de déchets et de résidus, tels que les graisses animales ou les huiles de cuisson usagées. Ça en fait donc aujourd’hui une solution à plus faible dépens en termes de coût pour tonne de CO2 réduite.

Est-il facile pour un transporteur de passer au HVO100 ?

Le HVO100 a une particularité : sa composition chimique est très proche du gazole fossile actuel. Si bien que, pour n’importe quel utilisateur, il n’y a vraiment aucune différence. On peut faire une transition directe vers le HVO100 sans le moindre souci. Que ce soit pour les infrastructures, les véhicules, le personnel, ou même la sécurité : tout ce que l’on connaît et maîtrise aujourd’hui sur le gazole liquide, on va pouvoir le reporter sur le HVO100. Par ailleurs, on a vu que dans de nombreux pays, notamment en Suède, en Finlande, aux Pays-Bas ou encore en Californie, où le HVO100 a été approuvé depuis de longues années maintenant, il n’y a eu aucun problème en matière de transition.

A l’heure actuelle, le HVO100 n’est toujours pas éligible à la vignette Crit’Air 1. Quelles perspectives voyez-vous en la matière ?

Les vignettes Crit’Air ont pour but d’améliorer la qualité de l’air en zone urbaine, seulement celles-ci se basent uniquement sur les véhicules utilisés, sans jamais prendre en compte le carburant. Or, le HVO100 pourrait aussi permettre de diminuer ces émissions qui ont un impact néfaste sur la qualité de l’air, mais qui sont difficiles à tracer jusqu’à l’utilisateur. De fait, tant qu’on n’aura pas des véhicules qui sont exclusifs au HVO100, on ne pourra malheureusement pas avoir une vignette liée à l’utilisation de ce carburant. Nos perspectives sont donc d’obtenir des véhicules exclusifs, ou, de la part des autorités, l’approbation d’une traçabilité du carburant, pour que l’utilisateur puisse ensuite prouver par une documentation qu’il a en effet utilisé du HVO100, et finalement obtenir un changement sur sa vignette Crit’Air.

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