Interview de Florence Dupasquier, Présidente de la Commission Europe et International de la FNTR

5min -
Interview de Florence Dupasquier, Présidente de la Commission Europe et International de la FNTR

La Commission Europe et International de la FNTR s’est réunie pour la première fois le 25 mars dernier. Quel rôle a-t-elle et quels sont ses objectifs ?

Son objectif principal est d’échanger avec nos adhérents, leur transmettre des informations, en obtenir de leur part, sur des sujets ou des événements qui les concernent pleinement. Il s’agit aussi de faire avancer des dossiers européens stratégiques ou d’évoquer des textes en discussion, des nouvelles règlementations, des évolutions, qui auront ensuite  vocation à s’appliquer dans chaque pays d’Europe où nos adhérents sont susceptibles de travailler.

Les travaux de cette Commission concernent-ils seulement les adhérents circulant à l’international ? Ceux qui travaillent uniquement en France peuvent-ils aussi y trouver un intérêt ?

Je pense que cette Commission a un intérêt pour l’ensemble de nos adhérents, qu’ils travaillent à l’international ou simplement dans l’hexagone. Il faut savoir qu’un certain nombre de textes, avant d’être appliqués en France (ou ailleurs), sont d’abord votés à Bruxelles. Cette Commission peut donc permettre à nos adhérents d’obtenir une sérieuse anticipation sur ce qui va se produire. Je pense par exemple à des textes en lien avec des règlementations environnementales, ou, plus technique encore, portant sur le chronotachygraphe. Ce sont des sujets, parmi tant d’autres, qui concernent vraiment tout le monde.

Finalement, cette Commission aurait pu être créée plus tôt. Pourquoi maintenant ?

Très bonne question. D’autant que nous avons la chance – et nous sommes d’ailleurs la seule organisation professionnelle française – d’avoir un bureau à Bruxelles, où officie Isabelle Maître de façon très efficace depuis plus de vingt ans. Mais, après tout, mieux vaut tard que jamais. Le déclic s’est produit il y a quelques mois, lorsque la FNTR a été amenée à élaborer un Livre Blanc en vue des élections présidentielles et législatives. On m’a proposé d’y participer, de travailler sur la partie International/Europe justement, et lister les thèmes que l’on souhaitait porter au niveau de la Fédération. Puis, très vite, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait une réelle curiosité autour de certaines questions et que nous étions en demande d’un maximum de remontées terrain. De là sont nés des échanges, une réflexion, un intérêt de plus en plus conséquent, et c’est comme ça que cette Commission est née. Dans la foulée.

Qu’est-ce qui vous a motivé à en accepter la Présidence ?

Je suis très investie au sein de la Fédération depuis plusieurs années, et je dirige en plus un groupe, SAMAT, extrêmement européen puisqu’il est implanté dans une douzaine de pays de l’Union Européenne. Il y a donc des sujets en rapport avec cette thématique que je connais bien et, surtout, je perçois l’intérêt qu’ils peuvent avoir, pas seulement pour les grands groupes, mais aussi pour des PME. Lors du Brexit par exemple, nous avons vu à quel point l’action de la Fédération fut primordiale, non seulement pour informer, mais aussi pour travailler en amont, essayer de résoudre les problèmes  par anticipation, afin de préparer l’ensemble de nos adhérents. Dès lors, présider cette Commission faisait sens pour moi.

Quels sont les sujets actuellement traités par la Commission ?

Lors de notre première réunion qui s’est tenue le 25 mars dernier, nous avons d’abord travaillé sur le Paquet Mobilité, puisque sa mise en application venait tout juste d’être enclenchée (le mois précédent, ndlr). C’était donc l’occasion de faire un point. Après, il y eut de nombreux autres sujets. Nous avons par exemple abordé les projets de modification des règlements sur la mise en place d’ infrastructures en matière de carburants alternatif, la révision du règlement européen sur le TEN-T (Trans-European Transport Network), l’augmentation de la capacité du fret multimodal, etc. Nous avons également abordé la guerre en Ukraine et les conséquences multiples pour les transporteurs. Dernier sujet, enfin, qui là encore nous concerne tous : l’attractivité de la profession. C’est une question vraiment globale, européenne, qu’il est d’ailleurs intéressant d’évoquer avec les Fédérations « sœurs » présentes dans d’autres pays et qui vivent exactement les mêmes problèmes que nous. Il nous faut absolument travailler tous ensemble, pour améliorer par exemple les conditions de travail et d’accueil de nos conducteurs. Avoir une vision européenne, étudier ce qui se fait chez nos voisins, se dire que cela pourrait ensuite s’appliquer un jour ou l’autre en France, et, ainsi, s’y préparer.

Comment peut-on participer aux travaux de cette Commission ?

Un mois avant chaque réunion, nous adressons aux adhérents un mail d’invitation leur permettant de s’inscrire. Il est prévu que nous organisions deux à trois Commissions par an. Et à l’issue de chacune, nous envoyons un mail d’informations, une synthèse des échanges. Pour tout complément, les adhérents peuvent également contacter l’équipe de Bruxelles, Paris ou les équipes régionales de la Fédération. La prochaine réunion aura lieu le 8 juillet.

Dernières actus

Haut de page