Interview de Eddy Mangot, conducteur et grand vainqueur du Trophée des Routiers 2021

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Interview de Eddy Mangot,  conducteur et grand vainqueur du Trophée des Routiers 2021

M. Eddy Mangot, bonjour. Et bravo. Vous êtes le grand vainqueur du Trophée des Routiers, édition 2021. Qu’est-ce qui vous a motivé à participer à cette compétition ?

L’idée, dans un premier temps, était de promouvoir la profession, qui actuellement manque cruellement de chauffeurs. Donc, mettre en lumière ce métier, montrer qu’on peut être bon dans ce qu’on fait, et qu’en plus cela peut être valorisé. A l’origine, c’est la société pour laquelle je travaille, STTI, qui a demandé si, parmi l’équipe, il y avait des volontaires. Et je l’étais, avec cette envie donc aussi de représenter mon entreprise.

Qu’avez-vous ressenti lors de l’obtention de ce Prix ?

Cela m’a touché, forcément, d’autant que je suis passionné depuis tout petit par ce métier. J’ai toujours voulu faire ça. Et participer au Trophée des Routiers, c’était une façon de me challenger, de me prouver à moi-même que je ne me suis pas trompé de voie, que j’aime ce que je fais, et que je suis plutôt bon là-dedans.

Comment s’est déroulée la compétition ?

Pour résumer, durant le mois de septembre, il y a eu seize demi-finales, dans toute la France. Les vainqueurs de ces différentes demi-finales ont ensuite été présentés début décembre lors de la grande finale au centre Aftral de Monchy-Saint-Eloi (Oise). Là, il restait quatre épreuves à réaliser : un QCM, avec des questions assez pointues notamment sur le bien-être, la santé au travail, l’environnement, etc. Puis, une épreuve d’éco-conduite sur route, une épreuve sur simulateur (une piste-plateau, comme pour le permis), et une épreuve de précision (aller toucher une quille avec l’arrière de la remorque).

Depuis combien de temps exercez-vous ce métier ?

Cela fait deux ans et demi que je suis chez STTI. Juste avant, je faisais un BTS en alternance. Et à cette époque, je roulais déjà en messagerie, puis après j’ai aussi travaillé dans les bureaux, et sur les quais.  

Qu’est-ce qui vous plaît tout particulièrement dans ce métier ?

Moi, c’est la route. L’idée du voyage, et d’une certaine indépendance. J’ai en plus une spécificité : j’ai un chariot embarqué à l’arrière de mon camion. Je livre des particuliers, et ce contact avec les gens, ce côté humain, me plaît énormément.

Que diriez-vous aux jeunes, ou à d’autres, pour donner envie d’exercer ce métier ?

Il faut se lancer. C’est un univers où il y a énormément de possibilités de travail, avec une diversité dans les emplois et de nombreuses offres à pourvoir. On pourrait même presque dire qu’il est possible de trouver un travail du jour au lendemain. Et surtout, on peut vraiment y trouver son bonheur, que ce soit sur la route, en partant toute la semaine ou en rentrant tous les soirs, se rendre à l’étranger, travailler en exploitation, sur les quais… Il y a mille possibilités, en fait.

© Photos : Cécile Dorléans

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