L’étude de la Commission européenne sur le « retour du véhicule » confirme la nécessité d’un retour régulier des camions dans le pays d’établissement

19/02/2021

Le « Bureau commun » à Bruxelles de la FNTR (France), de la BGL (Allemagne) et de la NLA (Nordiques) se félicite du rapport car il illustre la situation du marché avec des données chiffrées et confirme un élément important du Paquet Mobilité.

Aujourd’hui, la Commission européenne a publié son étude sur l’obligation de retour des camions toutes les 8 semaines vers l’État membre d’établissement. L’étude montre que les camions de nombreuses entreprises d’Europe de l’Est ne reviennent qu’une ou deux fois par an dans le pays d’établissement. Dans certains Etats, 80% ou 62% de leur flotte opèrent en permanence en dehors du pays d’implantation sans aucun lien économique avec le pays d’établissement mais exploitant leurs avantages de rémunération en Europe occidentale.

  • Florence Berthelot (Déléguée générale de la FNTR) : « Le retour du camion est lié aux dispositions du règlement sur les temps de conduite et de repos pour le retour du conducteur. Nous croyons que cela fait sens et donne corps à l’ensemble du Paquet Mobilité. Les résultats de l’étude montrent que le renforcement des critères d’établissement va dans la bonne direction, ce qui conduit notamment à de meilleures conditions de travail pour les conducteurs. »

  • Erik Østergaard (Président de NLA et CEO de DTL) : « L’étude confirme clairement le problème avec les sociétés boîtes aux lettres et souligne que nous avons un grand problème avec les conducteurs nomades. La règle du retour du véhicule a été introduite pour remédier précisément à cette question. Aujourd’hui, nous encourageons fortement les législateurs à ne pas « faire tanguer le bateau », mais à s’en tenir aux compromis et aux résultats significatifs obtenus avec le Paquet Mobilité 1. »
  • Le Professeur Dirk Engelhardt, CEO (BGL) : « Sur huit semaines avant un retour dans le pays d’établissement, un camion peut rouler facilement jusqu’à 22.000 km et desservir n’importe quelle destination dans l’UE. Si les entreprises d’Europe de l’Est opèrent presque exclusivement en Europe occidentale, ce sont alors des compagnies boîtes aux lettres qui sont inacceptables sur le marché du transport routier. »
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