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Les priorités de la FNTR

Le contexte dans lequel s’inscrit l‘action des chefs d’entreprise de transport routier est connu : crise économique dure et durable, déficit de compétitivité des entreprises françaises de transport routier dans une Europe plus libéralisée qu'harmonisée, manque de reconnaissance du rôle et de la place du secteur.

Pour la FNTR, priorité doit être donnée aux dossiers suivants :

La compétitivité du transport routier de marchandises français

Le déficit de compétitivité des entreprises françaises de transport routier de marchandises est dû à un coût du travail élevé, compte tenu à la fois du poids des charges sociales et d’une réglementation sociale française bridant la productivité du travail.

Le salut des entreprises françaises passe par une mise à l’heure européenne de la réglementation sociale transport et par une baisse du coût du travail.

La fiscalité écologique 

Dans les débats autour de la fiscalité écologique, la FNTR entend que la France prenne en considération la problématique de la compétitivité des entreprises. La FNTR entend également que la réfexion sur la fiscalité écologique s'inscrive dans l'iso-fiscalité la plus stricte. La FNTR entend enfin éviter toute construction fiscale franco-française désarticulée du cadre règlementaire européen existant.

La FNTR reste très attachée au gazole professionnel et à la fiscalité spécifique qui lui est attachée. L'Europe laisse en effet à chaque Etat la possibilité d'appliquer des taux d'accises différenciés en fonction de l'usage privé ou commercial du gazole.

Le développement durable

Quand on parle écologie, le camion est souvent montré du doigt, accusé d’être responsable de tous les maux. Cette idée reçue est pourtant bien loin de la réalité. Grâce à une démarche de développement durable initiée par la Profession il y a près de 25 ans, le Transport Routier de Marchandises (TRM) n’a cessé de progresser en matière de lutte contre les gaz polluants et les gaz à effets de serre (GES). Pour exemple, les poids lourds représentent aujourd’hui moins de 7% des émissions françaises de CO2.

Les investissements des entreprises dans le développement durable ne pourront se faire en l’absence de marges suffisantes.

La réforme de la protection sociale transport

Le secteur du transport routier et des activités logistiques fait bénéficier à ses salariés, depuis 1955, d’une couverture large de protection sociale spécifique. Les régimes ont été mis en place avec le concours de l’Etat.

Les régimes sont gérés au sein d’institutions - notamment institutions de retraite complémentaire et institutions de prévoyance - pilotées par les partenaires sociaux (CARCEPT, CARCEPT Prévoyance, IPRIAC, FONGECFA).

Nouvelle réglementation, refonte du CFA, arrivée du compte pénibilité, imposent une mise en conformité de ces dispositifs de protection sociale.
Ces nécessaires évolutions sont aussi une opportunité pour repenser globalement la protection sociale 
du secteur et améliorer l’attractivité des métiers du transport routier.