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Citernes Pulvérulents


La Spécialité : marchés, matériels, réglementations et formations spécifiques
Les pulvérulents, vracs solides, participent de 2 univers industriels : l’agro-alimentaire, d’une part, la chimie et le BTP d’autre part.

Il ne s’agit pas de matières dangereuses, au sens de l’ADR, mais les citernes alimentaires sont soumises aux règles strictes de la sécurité sanitaire des aliments « du champ à l’assiette » quelles que soient les filières : alimentation animale (animaux de rente comme animaux de compagnie) alimentation humaine, sous-produits et co-produits des IAA, à valoriser ou à détruire.

Ces règles imposent des obligations de nettoyage- désinfection, d’une part, et d’autre part d’incompatibilité dans la succession des produits transportés, qui rendent très complexe la gestion des flottes et cloisonnent les marchés. Exemple : matière première plastique en grain, puis amidon alimentaire, même si le plastique est destiné aux emballages alimentaires : les matières premières ne peuvent pas se succéder, alors que les produits finis sont en contact !

Les transports de pulvérulents industriels, type ciments pour le BTP, rentrent dans les schémas plus classiques du TRM, la spécialité ne couvrant pas les pulvérulents "matières dangereuses".


Les entreprises concernées
Il s’agit d’entreprises peu nombreuses et de belle taille, de profil « industriel », à l’image de leurs chargeurs et destinataires, qui restructurent leurs outils de production (réduction du nombre de sites, réorganisation des circuits d’approvisionnement amont et aval et  des circuits logistiques liés, voire délocalisation).

Leur faudra-t-il suivre ces mêmes évolutions (concentration, délocalisation) ? Le pourront-elles ?


Thèmes de travail en cours
La question des incompatibilités alimentaires est une question récurrente tant auprès de la DGAL que dans la dimension européenne (application des « food laws »). Il faudra sans doute obtenir des précisions européennes, voire des améliorations de textes, sur ces questions, qui éclaireront également les organisations belges et néerlandaises type GMP OVOCOM et françaises, type QUALIMAT avec lesquelles la FNTR travaille les dossiers d'application des « foods laws ».

L’une des réponses attendues par les textes européens en matière de sécurité alimentaire étant la mise en œuvre de procédures de qualité type HACCP, dans le cadre de guides de bonnes pratiques professionnelles, des groupes de travail fonctionnent sur ces questions tant au sein de la DGAL et de la MIEFA, que de l’ANIA et industries liées.
La rédaction de ces guides de bonnes pratiques pour le transport des produits concernés est devenue une obligation légale générale, et commerciale spécifique (exigences des chargeurs et destinataires).