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Bois


La Spécialité : marchés, matériels, réglementations et formations spécifiques

La forêt française s’accroît chaque année. De 11 millions d’hectares en 1995, elle atteint aujourd’hui 15 millions, soit 28 % du territoire métropolitain. La France possède un important domaine au niveau européen puisqu’il représente 25 % des sols boisés.

La récolte des bois est destinée à plusieurs usages. Plus de la moitié (59%) des grumes sont destinées aux scieries, aux usines de déroulage et de tranchage. Le reste est destiné aux usines de trituration. Seul 8 % du bois est utilisé pour le chauffage des particuliers et des collectivités.

Les entreprises, spécialisées dans le transport de bois, se situent géographiquement au pied des massifs forestiers contribuant ainsi au maintien d’une activité en zone rurale.


Les matériels utilisés pour le transport se répartissent autour de cinq types dominants :

  • L’ensemble constitué d’un tracteur ou porteur deux essieux de 19 tonnes avec une remorque ou un train arrière forestier de 19 tonnes ;
  • L’ensemble composé d’un tracteur et d’une semi-remorque permettant un poids total roulant de 38 tonnes ;
  • L’ensemble composé d’un tracteur et d’un bissel ou d’un arrière train forestier permettant un poids total roulant de 52 tonnes ;
  • L’ensemble constitué d’un tracteur ou porteur et d’une remorque ou train arrière permettant un poids total roulant de 52 tonnes ;
  • L’ensemble composé d’un tracteur et d’un train arrière, d’une semi-remorque ou d’une remorque de 62 tonnes ;
  • L’ensemble composé d’un porteur quatre essieux et d’un arrière train forestier de 62 tonnes.


Selon la longueur des grues, le transporteur sera tenu d’appliquer la réglementation relative aux transports exceptionnels (arrêté du 4 mai 2006) ou relèvera du régime général tel qu’il est défini dans le Code de la route.

Le législateur a retenu, pour le transport de billons, la possibilité de transporter des charges supérieures à 50 tonnes. L’entreprise ne peut se prévaloir de ces dispositions que sous certaines conditions définies par arrêté préfectoral : respect des itinéraires, matériel adapté.

Le transport de bois ne requiert aucune formation spécifique.
Les conducteurs sont néanmoins souvent appelés à charger eux-mêmes le bois à l’aide d’une grue disposée sur leur véhicule. A ce titre ils doivent être en conformité avec la réglementation en vigueur concernant les utilisateurs de grues mobiles.



Les entreprises concernées
La taille de l’entreprise est extrêmement variable. Si le secteur connaît majoritairement des TPE, certaines entreprises disposent d’un parc important.  L’investissement dû à la spécificité du matériel limite le nombre de véhicules.
Le transport de bois existe … dans toutes les régions sylvicoles !

Cette lapalissade cache en fait une diversité qui trouve son origine dans la diversité des essences, la différence des réseaux routiers, le morcellement des parcelles sans oublier une culture régionale.

Les régions connaissant un fort regroupement d’entreprises se situent dans l’Est (Vosges, Jura), dans le Sud Ouest (Landes) et le centre (Dordogne, Midi Pyrénées).

On ne peut pas parler d’une culture « transport de bois ». Il est préférable d’évoquer une passion commune pour la forêt.
La spécificité des régions, la concurrence extrêmement forte que se livrent les transporteurs et les exploitants forestiers rendent une action commune très délicate.


Thèmes de travail en cours

L’objectif poursuivi par la Commission est double :

  • Définir avec les DRE des itinéraires permettant le transport de bois ronds selon les modalités définies par la législation et pérenniser ce dispositif.
  • Mener une action de lobbying en vue d’obtenir pour le transport de bois en grumes les mêmes avantages que ceux dont dispose le transport de bois ronds.

Les réunions sont organisées par les structures régionales afin de permettre aux adhérents (chefs d’entreprises de dimension TPE) de participer aux réunions.



Le saviez-vous ?

Le secteur est en crise depuis des années avec, à la clef, des promesses non tenues. Dans un tel contexte, le travail syndical s’inscrit dans le long terme.
Vu la taille des entreprises, seules des réunions régionales permettent de garantir la participation des transporteurs. Par contre, l’expérience montre que ces réunions ont de fortes conséquences sur l’inscription de nouveaux membres.
Les réunions se déroulent localement. Elles sont organisées soit à l’initiative des syndicats régionaux, soit du secrétaire de la commission après accord du président.