Union Routière de France, à laquelle la FNTR est adhérente, vient de publier le « Faits et chiffres 2008 », statistiques du transport en France. Ce document, très complet, a pour objet de décrire le plus fidèlement possible la situation actuelle des transports et déplacements. Nous retiendrons les informations suivantes (données 2007).
Le réseau routier
Parc automobile
Le parc de VI est pratiquement stationnaire depuis au moins une vingtaine d’années, mais change progressivement de structure avec une progression des tracteurs routiers et une diminution des petits camions (3,5 à 12 t).
Parcours annuels moyen des véhicules immatriculés en France (en milliers de kilomètres par véhicules et par an)
Circulation routière par type de véhicule
Répartition de la circulation des PL
Répartition entre les modes pour le transport de marchandises
le transport routier représente 87% du total des tonnes kilomètres, le transport ferroviaire 11% et le transport fluvial 2%. Le transport routier progresse régulièrement depuis 1997 (de 80% à 87%) alors que le mode ferroviaire décroit depuis cette date (de 18% à 11%). Le mode fluvial est quant à lui plutôt stable (1,9% en 1997 2% en 2007).
La contribution du transport routier de marchandises et auxiliaires de transport au PIB de la France est égale à 2,3%.
Les dépenses de l’Etat pour le ferroviaire, en 2007, représentent 54% du total des dépenses en transport. Elles ne sont que de 24% pour la route. Depuis vingt ans, l’Etat a dépensé environ deux fois plus pour le ferroviaire que pour la route.
L’emploi direct dans le Transport routier de marchandises
Sur 1.137.000 emplois directs total évalués dans le transport, notre secteur représente 52%. (L’emploi dans l’industrie automobile est évalué à 275.000).
Le CA des sociétés concessionnaires d’autoroutes est en constante progression et s’est même accélérer depuis 2001. En 2007, le CA est de 7,4 milliards d’euros.
Les recettes commerciales du transport ferroviaire étaient de 9,5 milliards d’euros en 2007 dont 1,7 milliard pour les marchandises. Et l’endettement cumulé de la SNCF, RFF et SAAD (Service annexe d’amortissement de la dette SNCF) s’établit fin 2006 à environ 40 milliards d’euros, stable depuis 2001.
Répartition des accidents selon les milieux
On compte en « rase campagne » 31% des accidents corporels et 34% des blessés, pour 74% de la circulation.
Inversement, on y dénombre 71% des tués. Les accidents sont donc moins nombreux qu’en agglomération mais plus graves : le taux de gravité y est de 12,9 tués pour 100 accidents contre 2,4 en milieu urbain. Ceci dit, les taux de gravité ont diminué d’environ 15 à 20% depuis 2001.
Les autoroutes qui reçoivent 23% de la
circulation en nombre de kilomètres parcourus
comptent 6% des accidents corporels, 7% des
blessés et 6% des tués.
Accidents corporels par catégories de véhicules
les PL sont présents dans 3,2% des accidents corporels (ce qui est très inférieur à leur présence dans la circulation générale), contre 61% pour les voitures et 14,5 % pour les deux roues. Mais les proportions augmentent avec l’échelle de gravité de l’événement. Ainsi les PL sont proportionnellement moins présents dans les accidents que ne le supposerait leur participation à la circulation générale, mais les accidents en question sont plus graves.
Claude Cham rappelle dans son édito qu’ « il ne faut jamais oublier que les transports, souvent mis en accusation, ne sont qu’un sous-produit d’une organisation du territoire résultant elle-même de la géographie démographique et économique du pays. Ils ne font que «rendre service» à l’agriculture, à l’industrie et au commerce, enfin à la collectivité dans son ensemble ».