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Coût de l’heure de conduite en Europe

Le 13 juin, le CNR (comité national routier) a publié une synthèse transversale de ses études les plus récentes sur les pavillons de TRM européens qui illustre la diversité de la réglementation sociale en Europe.

Le champ de l’étude

Cette étude compare les principales règles sociales, les cotisations sociales, les frais de déplacements à l’international, les conditions de rémunération et du coût de personnel de conduite.

Les résultats de l’étude

Il ressort de l’étude que les disparités sont majeures en ce qui concerne les principales règles sociales.

Il existe de grands écarts en Europe aussi bien au niveau du taux de cotisations patronales qu’au niveau de la répartition des cotisations entre l’employeur et le salarié.

Selon le pays, les frais de déplacement occupent une place plus ou moins importante dans la rémunération des conducteurs. S’ils sont strictement calculés en France au prorata des déplacements réellement effectués, dans d’autres pays, ils peuvent être utilisés comme un substitut de salaire non soumis aux charges, diminuant le coût d’un conducteur pour son employeur. Enfin, les pratiques nationales sont également variables selon le pays en ce qui concerne le mode de calcul du nombre d’heures de travail et de conduite associés à cette rémunération.

Le coût de l’heure de conduite

Le coût de personnel de conduite est le principal facteur de différentiel de compétitivité entre les pavillons du TRM européen. La comparaison des conditions de rémunération et du coût de personnel de conduite met en évidence les contrastes majeurs qui touchent le premier poste dans la structure des coûts de production du TRM (34 % en France).

Par exemple, le coût de l’heure de conduite en Pologne est 66% moins élevé qu’en France.  Il en est de même pour le coût kilométrique.

Ce facteur objectif de distorsion de concurrence a pour origine, selon cette étude, des conditions d’emploi hétérogènes en Europe. De ce point vue, il apparaît donc que le marché n’a pas créé, au sens des traités, « l’égalisation dans le progrès » telle qu’attendue.