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Zone à faibles émissions de Lyon : la FNTR Rhône-Alpes mobilisée

La métropole de Lyon souhaite proscrire d’ici à 2020 les poids lourds et les véhicules utilitaires légers (VUL) les plus polluants de certaines « zones à faibles émissions ». Lors du lancement de la concertation avec les fédérations de professionnels impactés par cette mesure, la FNTR Rhône-Alpes a réclamé qu’un calendrier rationnel et raisonnable soit adopté.

La métropole de Lyon a annoncé fin 2017 vouloir se doter d’une Zone à faibles émissions (ZFE) : dans son périmètre, seuls les VUL et PL ayant les vignettes Crit’Air de 0 à 2 seront autorisés à circuler. A noter que les voitures ne seront pas concernées par ces restrictions.

Lors de la deuxième réunion du processus de dialogue organisé le 6 mars entre la Métropole de Lyon avec et les Fédérations de professionnels impactés par cette ZFE, la FNTR Rhône-Alpes a dénoncé avec fermeté que le plan d’action et d’évaluation n’était pas acceptable en l’état en raison :

  • du délai de 2020 pour du tout EURO 6 beaucoup trop court : en effet, renouveler les parcs de PL en EURO 5 qui font de la livraison en ville nécessitent des investissements beaucoup trop lourds pour les entreprises. Pour rappel 80 % des parcs des transporteurs pour compte d’autrui sont déjà en EURO 5 ou EURO 6, deux normes européennes les plus restrictives en matière d’émission
  • du caractère discriminant du dispositif qui cible uniquement les PL qui ne sont responsables que e 1.2 % des émission de gaz CO2 des 12.9 % imputables à l’ensemble de parcs roulants, tous véhicules routiers confondus
  • De l’absence de véritable concertation étant donné que tout est prévu d’avance, périmètre de la ZFE, plan d’action, délais, etc.

Si l’urgence de la situation en matière de qualité de l’air est clairement identifiée de tous, y compris par les transporteurs qui en ont fait également leur combat, cela ne peut se faire au détriment de leur secteur économique

La FNTR Rhône Alpes entend bien avec d’autres partenaires directement impliqués dans la livraison du dernier kilomètre à porter la voix des transporteurs afin e revenir à un calendrier raisonnable et réaliste.

Le chiffre : 6,7% :Les poids lourds ne produisent que 6% CO2 soit quasiment trois fois moins que les voitures particulières (19,1%)*

Si l’ensemble des transports routiers (voitures, deux roues, camionnettes, bus et cars, poids lourds) émet 34,1% du CO2 rejetés dans l’atmosphère en France, les poids lourds n’en produisent que 6,7%, quasiment trois fois moins que les voitures particulières (19,1%). Les poids lourds représentent aujourd’hui moins de 7% des émissions françaises de CO2*.

En matière de transition énergétique, le transport routier de marchandises a intégré depuis plusieurs années la nécessité d’améliorer ses performances à travers, notamment, le déploiement du dispositif « Objectif CO2 – Les transporteurs s’engagent » permettant la réduction des émissions à effet de serre (GES) à hauteur de 2 millions de tonnes de CO2.

Cette mue environnementale est, depuis 4 ans, complétée par la transition énergétique du secteur pour s’inscrire plus en avant dans la trajectoire de réduction des émissions de GES via l’appropriation progressive su GNV ; véritable alternative susceptible d’être mise en œuvre à large échelle dans les délais qu’impose l’urgence de la situation.

*Livre vert FNTR