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Véhicule autonome : le transport routier de marchandises, grand absent

Véhicule autonome : le transport routier de marchandises, grand absent

Des voitures autonomes dès 2020 sur les routes françaises... mais pas de camions ?  Le 14 mai dernier, date à laquelle les conclusions de la mission sur le véhicule autonome étaient rendues par sa présidente Anne-Marie Idrac, il a été peu question de transport routier de marchandises (TRM). Pourtant la Profession est prête et a déjà demandé une expérimentation poids lourd non seulement en logistique urbaine mais en interurbain segment rarement envisagé...

La France se positionnera-t-elle derrière la Suède qui s’apprête à devenir le premier pays à voir circuler des camions autonomes sur ses routes ? Cela semble bien parti à la lecture de la « Stratégie nationale pour le véhicule autonome » dont Anne-Marie Idrac, présidente de la mission, présentait les conclusions lundi 14 mai en présence de Bruno Le Maire, ministre de l’économie, de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au numérique et d'Élisabeth Borne, ministre des transports.

Le Véhicule Autonome : adapté aussi bien pour le transport routier de marchandises longue distance que pour la livraison du dernier kilomètre

S’il est question, dans le rapport de véhicules particuliers, de transport collectif de personnes, le transport routier de marchandises est bien peu présent.

La FNTR a pourtant, préconisé depuis novembre 2017 dans le cadre de sa contribution faite lors des Assises de la Mobilité de 2017 pour une mobilité plus connectée et innovante, l’expérimentation de véhicules de TRM autonomes.

Auditionnée le 6 avril dernier par Mme Anne-Marie IDRAC, la FNTR a demandé à ce que les expérimentations sur le véhicule industriel ou camion autonome soient rapidement déployées sur le territoire, en insistant sur le fait qu'une expérimentation devait avoir lieu non seulement en logistique urbaine mais également en interurbain, rarement envisagé. En effet, ce segment doit absolument être pris en compte dans la mesure où il est le plus susceptible de faire l’objet d’une expérimentation à court terme. Or si une quarantaine d’expérimentations ont été lancées depuis 2016, il s’agit d’expérimentation exclusivement avec des véhicules légers individuels.

La FNTR a déjà posé les bases d’une expérimentation de camion autonome

Pourtant la Profession, elle, se tient prête : la FNTR a rencontré début 2018 les équipes en charge du déploiement des expérimentations, European Cluster for Mobility Solutions, dans l’objectif de constituer un « consortium » avec des transporteurs aux cotés des industriels. L’objectif d’une telle expérimentation avec des professionnels est de démontrer les bénéfices et inconvénients socio-économiques du camion autonome et à l’amélioration de la sécurité dans les cas d’usage ciblés en milieux urbains et interurbains.

A l’issue des expérimentations, les travaux d’évolution du cadre règlementaire et normatif permettront de réparer le déploiement des véhicules autonomes avec une meilleure acceptabilité.

Toute entreprise volontaire pour participer à cette expérimentation est invitée à se faire connaitre auprès de la FNTR.