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Transport d’animaux vivants : la FNTR appelle à un rééquilibrage des responsabilités entre donneurs d’ordre et transporteurs

La Commission Nationale Spécialisée « Transport d’Animaux Vivants » de la FNTR s’est réunit ce vendredi 19 janvier à Rennes. Cette spécialité au cœur de filières importantes du secteur agroalimentaire français fait l’objet de nombreuses tensions, en particulier avec les donneurs d’ordre qui persistent à sous-estimer le caractère stratégique du transport routier de marchandises.

Davantage de contrôles sanitaires des véhicules en sortie d’abattoirs

Pour autant, les crises subies en 2016 et 2017 par la filière avicole suite aux épizooties de grippe aviaire ont mis en lumière l’importance de la prise en compte du maillon transport. Les efforts réalisés par la Profession ont été salués par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Toutes filières confondues, la question sanitaire devient centrale dans les échanges avec les abattoirs. L’un des axes de travail de la CNS Animaux vivants portera sur la modification des process des contrôles sanitaires des véhicules qui doivent être effectués davantage en sortie d’abattoirs qu’en entrée comme c’est encore aujourd’hui pratiqué de façon majoritaire.

Cette question appelle aussi un rééquilibrage des responsabilités : les conditions sanitaires dans de nombreux élevages sont souvent très dégradées et sont à l’origine de contaminations, qui ne sauraient être imputées aux transporteurs.

Incohérence des réglementations sur le bien-être animal et le code de la route

La question du manque de cohérence des réglementations sur le bien-être animal et le code de la route est également un élément prioritaire de la feuille de route de la FNTR : de nombreuses entreprises se trouvent en infraction en raison des contradictions réglementaires, tout particulièrement dans les filières porcines et bovines.

L’ensemble de ces difficultés auxquelles sont confrontés sur le terrain les transporteurs se traduit par une tension encore plus nette sur les recrutements dans cette spécialité. Ainsi, phénomène symptomatique, dans le secteur de la volaille, certains acheminements n’ont pas pu être réalisés en janvier, faute de conducteurs.

Les entreprises de transport, membres de cette commission, s’accordent sur la nécessité de rétablir un équilibre dans les relations entre transporteurs et l’amont et l’aval des différentes filières, ce qui pourrait se traduire par la mise en œuvre d’un nouveau contrat-type pour le transport d’animaux vivants.