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Trajectoire européenne de réduction des GES : un impact important pour les entreprises du TRM

Le 16 janvier 2018, la FNTR participait à la rencontre organisée par la DG CLIMA, direction générale de l’action pour le climat de la Commission européenne, sur les émissions de CO2 des poids lourds. Les parties prenantes invitées à s’exprimer sur ce dossier comptaient notamment, outre la Commission Européenne, les représentants des administrations des pays membres, les représentants des organisations professionnelles nationales du transport routier -aussi bien marchandises que voyageurs- ainsi que l’ensemble des constructeurs présents sur le marché des poids lourds et des véhicules utilitaires légers. L’enjeu central de ces échanges portait sur la stratégie de la Commission Européenne en matière de réduction des gaz à effet de serre émis dans le secteur du transport.

La CE doit en effet aujourd’hui dessiner les lignes directrices de sa politique pour atteindre les objectifs fixés par les États membres dans le cadre de l’Accord de Paris qui se traduisent par une baisse de 40% des émissions de GES en 2030 par rapport à l’année de référence 1990.

Imposer un outil de simulation pour la création de normes standards

La DG CLIMA souhaite adosser sa stratégie à l’outil VECTO, un outil de simulation développé avec les constructeurs mais sans les utilisateurs et notamment ceux du transport routier de marchandises (TRM), pour déterminer des valeurs cibles d’émissions de GES en fonction de typologies de véhicules et de nature d’activité. Ce faisant, la démarche de la Commission s’inspire de la méthode employée pour réduire les émissions de polluants dans le cadre des normes Euro. Cette approche pourrait donc déboucher sur la mise en œuvre de standards réglementés qui pourraient prendre un caractère contraignant pour les constructeurs mais aussi pour les utilisateurs des véhicules.

Oui au verdissement de la flotte, non aux pénalités contre-productives

Fortement engagée dans l’amélioration de la performance environnementale du TRM, la FNTR appelle pour autant la Profession à la vigilance face à cette situation. En effet, l’introduction de standards d’émissions de CO2 challenge certes considérablement les constructeurs, notamment en matière de développement basé sur le diesel, mais les transporteurs sont en première ligne notamment face à la volonté pressante de certaines lobbies environnementalistes qui voient là l’opportunité d’exiger l’adoption passive de véhicules dits à ‘zéro émission’, autrement dit électrique ou hydrogène, pour lesquels le modèle économique et opérationnel est très éloigné de la réalité des entreprises du transport routier de marchandises.

L’un des enjeux des mois à venir porte sur la prise en compte des émissions du ‘Puits à la Roue’ pour permettre de reconnaitre le caractère renouvelable de certaines alternatives plus adaptées, en particulier le GNV, et prendre en compte pour les véhicules électriques l’ensemble des effets induits par la production de l’électricité et des batteries, sur l’ensemble du cycle de vie.