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Qualité de l’air : les bons chiffres du TRM

Et oui…les idées reçues ont la vie dure ! Contrairement à ce que l’on pourrait croire… ou faire croire, le Transport routier de marchandises est plutôt un bon voire un très bon élève en matière de qualité de l’air. Une synthèse fondée sur les chiffres du CITEPA. 

Quand nous parlons de qualité de l’air, et donc des effets néfastes possibles sur la santé humaine, il faut s’intéresser aux particules en suspension dans l’air qui se différencient en fonction de leur taille. Les particules les plus grandes dites « particules grossières » sont les particules dont le diamètre est inférieur à 10 microns (PM10). Les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns (PM2,5). Les particules très fines dont le diamètre est inférieur à 1,0 (PM 1,0), et les particules totales en suspension (TSP) regroupant l’ensemble des particules en suspension. Plus elles sont petites, plus elles sont dangereuses. En 2017, les camions ne représentent que 1,1 % de particules très fines (PM1,0), 2,0 % des particules fines (PM2,5) et 1,6 % des particules grossières (PM10) de toutes les particules en suspension émises en France.

C’est dès 1990 que les acteurs du TRM prennent le problème en main. Et en moins de 30 ans, les particules fines émises par le secteur TRM ont chuté de 89 % alors même que le parc en circulation de camions a augmenté. Cette réduction s’explique en particulier par le renouvellement de la flotte de camions plus modernes et moins polluants. Des investissements lourds que les transporteurs routiers n’ont pas hésité à faire. En 2018, 96 % des camions en circulation pour compte d’autrui sont aux normes européennes d’émissions les plus restrictives (Euro V et VI).