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Pour une politique énergétique exigeante et efficace

Pour une politique énergétique exigeante et efficace

Le Parlement et le Conseil européens se sont accordés le 19 février dernier pour obliger les constructeurs à réduire de 30 % les émissions de dioxyde de carbone des camions et autocars neufs d’ici 2030. Ces nouvelles normes européennes doivent encore être validées par le Parlement européen réuni en session. Une mesure qui pose déjà la question du mix énergétique approprié au secteur dans les années à venir et de comment y parvenir réellement.

Pour les constructeurs comme pour les transporteurs, ces mesures posent la question du bon mix énergétique dans les années à venir. Et, il n’y aura pas qu’un seul carburant ou qu’une seule motorisation pour remplacer la motorisation diesel. Le bon mix énergétique devra tenir compte des usages et des flux.

Le GNV semble particulièrement bien positionné. Il a prouvé ses qualités et sa compatibilité avec le secteur du transport marchand. Une reécente étude réalisée par Shell, en partenariat avec l’institut allemand de recherche sur les transports (DLR) et l’Université technique de Hambourg, confirme que l’adoption plus massive du GNL/GNV pour les poids-lourds et les navires contribuerait à réduire significati-vement les émissions de gaz à effet de serre (GES). Un gain d’autant plus important avec l’utilisation de BioGNV.

Mais au-delà des intentions, il s’agit d’accompagner toute filière dans sa transition énergétique. Si les objectifs posés par l’Union européenne ont le mérite d’être ambitieux dans un contexte d’impérieuse nécessité de changement de modèle énergétique, cela ne pourra pas se faire à marche forcée, au détriment des entreprises et de l’emploi. Le risque ? Que  l’on ne réussisse pas la transition. Car si le coût de la R&D est répercuté sur les prix des véhicules, les transporteurs ne pourront pas faire face. Cela suppose également une fiscalité incitative.

Au-delà de cet accompagnement, il s’agit aussi de penser les réseaux de façon pratique, en s’assurant que le maillage d’avitaillement soit suffisamment dense pour permettre la réalité des flux. En matière énergétique, cela pose la question du calcul et des référentiels communs à mettre en place pour ne pas créer de concurrence déséquilibrée entre les pays européens. Enfin, cela exige d’avoir une approche globale en matière d’empreinte carbone, de la production à la consommation. En cela le Bio GNV a tout pour séduire. Il permettrait une économie circulaire vertueuse  en  lien  avec  notre  production  agricole,  quasiment  à  zéro émission.

En matière environnementale, nous avons une obligation de résultat et cette nécessité implique de donner aux entreprises les moyens concrets d’y arriver, de les accompagner et de leur faire confiance.