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La FNTR réitère son opposition à toute taxation supplémentaire pour le TRM

Le 9 février dernier, la FNTR et les autres fédérations du TRM étaient reçues par Élisabeth Borne après la présentation du rapport DURON sur les priorités dans les choix d'investissement dans les transports pour les 20 prochaines années. La FNTR a rappelé lors de cet entretien son intangible opposition à toute nouvelle taxation sous quelque forme que ce soit et quel que soit son champ géographique et sa demande d’examen de l’utilisation des recettes déjà actuellement générées par la route et évaluées à 39 milliards d’euros, tous usagers confondus.

L’argent ne manque pas ! Il est tout simplement détourné de la route

Cette position constante, également rappelée le 13 février dans le cadre du Think Tank TDIE sur la révision de la directive sur l'Eurovignette est  une véritable ligne rouge que la FNTR a régulièrement martelé dans son Livre Blanc de mars 2017, dans son communiqué du 5 juillet 2017 ou encore lors des Assises nationales de la Mobilité, où une de ses contributions expliquait de manière détaillée les raisons de son refus de toute taxation supplémentaire y compris sur le principe même d’une « vignette ». Pour la FNTR, les recettes actuellement générées par le transport routier doivent être mieux fléchées vers la régénération des infrastructures et ce, sans qu’il soit nécessaire d’imaginer de créer des recettes supplémentaires. L’argent ne manque pas ! Il est tout simplement détourné de la route.

Toute nouvelle taxation des poids lourds est une double peine

Réfléchir à̀ une nouvelle taxation des poids lourds est clairement une double peine : les poids lourds s’acquittent, comme vu ci-dessus, déjà de 4cts de fiscalité́ supplémentaire par litre de carburant et seraient également soumis à̀ une taxe additionnelle et non répercutable. Taxer une fois de plus le transport routier de marchandises, secteur clé et moteur de l’économie et de la dynamique des territoires, consisterait à ruiner la compétitivité des entreprises de transport avec, au bout du compte, prendre le risque de voir remplacés les camions français par des camions venus d’autres pays.

Il est primordial que dans le cadre de la préparation de la Loi d’Orientation des Mobilités, le transport routier de marchandises ne soit pas abordé sous le seul prisme du financement des infrastructures, mais dans une approche globale économique et sociale des transports dans notre pays.