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La compétitivité des entreprises

La FNTR porte la voix des entreprises de transport routier de marchandises dans le débat public.


La FNTR a donc interpellé les candidats à l’élection présidentielle en leur soumettant les propositions de la FNTR pour rendre aux entreprises de transport routier françaises leur compétitivité.


Ces propositions sont détaillées dans le document programme « A la reconquête de la compétitivité » que chaque candidat a eu entre les mains.


Ces propositions peuvent constituer le programme de travail gouvernemental pour notre secteur dans les 5 ans qui viennent.


A retenir


Le salut de nos entreprises passe par une baisse du coût du travail, à niveau de salaire et de protection sociale constant, et par une remise à l’heure européenne de la réglementation sociale transport (aujourd'hui la France est le seul pays de l'Union européenne à ne pas appliquer dans sa totalité la règlementation sociale européenne).


Ce sont là les deux principales mesures que la FNTR préconise et qui permettrait à notre secteur de regagner de la compétitivité, de créer des emplois et de conforter sa démarche de développement durable.


Le contexte


Dans un contexte économique de crise particulièrement sévère (1/3 des entreprises de transport routier sont, d’après une étude de la Banque de France de 2011 en situation de rupture), l’horizon des chefs d’entreprises est assombri par des échéances rapprochées et concomitantes : la rigueur prévues pour 2013, la mise en œuvre de la taxe poids lourds au 21 juillet 2013, la libéralisation totale du cabotage en 2014 et l’envolée du coût du gazole.


La période 2012-2014 est donc pour le transport routier lourde de menaces et de difficultés supplémentaires.


Les problèmes de compétitivité du pavillon français


Le transport routier est une activité mobile. Nos entreprises, dans un marché européen ouvert et libéralisé, sont donc concurrencées directement sur le territoire national par leurs homologues européennes et à des coûts européens.


Deux chiffres résument la situation. Entre 1992 et 2010, la part du pavillon français a chuté de 68% à l’international. En 2010, la part de marché du pavillon français dans les flux au départ et à destination de la France atteignait seulement 17,4%. 20 ans auparavant, cette part était de 53%.


Aujourd'hui nos entreprises sont concurrencées directement sur le marché national.


Tout comme les activités industrielles, le transport routier, activité de service, est aux premières loges de la mondialisation. Avec les mêmes phénomènes de délocalisation nuisibles à l’emploi français qui touchent l’industrie.


Compétitivité des entreprises, progrès social et développement durable sont indissociablement liés, dans un secteur soumis à une forte concurrence européenne.



Un secteur clef de l’économie française


Avec plus de 400 000 salariés, le transport routier se situe en termes d’emploi avant l’industrie chimique, pharmaceutique ou encore automobile. Avec plus de 36 000 entreprises, il est un acteur majeur de l’aménagement et de la desserte du territoire.


Il est le second employeur ouvrier en France.


Comme tout mode de transport (aérien, maritime…), le transport routier est un secteur, qui pour fonctionner harmonieusement, doit être structurellement en surcapacité d’offre. Il connaît donc de fortes tensions concurrentielles et les marges y sont par conséquent particulièrement faibles : de l’ordre de 1%.


Nos entreprises sont donc particulièrement vulnérables à toute variation conjoncturelle, quelle qu’elle soit : hausse des coûts, chute de l’activité, ouverture du marché.


Le transport routier est également un secteur dans lequel la fiscalité y est 4,5 fois plus élevée que dans les autres secteurs de l’économie. En intégrant les charges patronales, la fiscalité y représente 20% du chiffre d’affaire hors taxe, alors que pour l’ensemble de l‘économie, cette part est inférieure à 10%.


En savoir + sur la compétitivité du pavillon français en Europe