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Grève du zèle des Douanes : contrôle !

Grève du zèle des Douanes : contrôle !

Depuis le lundi 4 mars, les Douanes de Dunkerque et de Calais sont en grève du zèle pour protester contre le manque de moyens et l’impréparation face à l’échéance prochaine du Brexit. A 15 jours du divorce, cette grève impacte durement le transport routier de marchandises dans la région. Retour sur un conflit où les transporteurs sont clairement pris en otages.

Depuis 10 jours, le paysage est sensiblement le même aux abords des ports de Calais et Dunkerque... des kilomètres de files d’attente de camions, des conducteurs à l’arrêt, des embouteillages infinis. Cela ne concerne pas que les véhicules qui vont en direction de la Grande Bretagne, c’est toute la circulation régionale qui est impactée. Et le coût économique d’une grève qui n’est pas la leur devient de plus en plus insupportable pour les transporteurs.

Les douaniers sont en grève du zèle. Ils souhaitent alerter les pouvoirs publics et l’opinion sur le marasme que risque d’être la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Pour cela, ils s’évertuent à contrôler de façon systématique les transporteurs qui se rendent outre-Manche. Mais il y a un petit problème… même après le Brexit, les contrôles se feront à l’arrivée dans le pays d’importation et pas l’inverse. Ce qui, par principe, rend la démonstration fausse. 

Si sur le fond, tous les acteurs, et la FNTR en premier lieu, ont largement alerté sur les difficultés que va engendrer le Brexit, notamment sur les routes, la grève actuelle fragilise l’ensemble de la profession. Un euro de perte par minute d’arrêt et par camion, voilà le chiffre alarmant avancé par les transporteurs. Après les Gilets Jaunes, les intempéries, les transporteurs sont une nouvelle fois touchés au porte-monnaie.

Pendant ce temps-là, les 14 millions mis sur la table mardi dernier par le Ministre Gérald Darmanin ne calment pas les douaniers qui ont reconduit le mouvement de façon illimitée.