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Etude sur l’image du transport routier de marchandises

La FNTR a dévoilé les résultats d’une étude réalisée par l’Ifop à la toute fin 2011 auprès d’un échantillon représentatif de la population française et des leaders d’opinion sur l’image du transport routier de marchandises (TRM).

En résumé

Le poids et le rôle du transport routier dans l'économie sont très majoritairement reconnus par les interviewés. En revanche, le secteur souffre d'une image négative en matière de sécurité routière et d'environnement. Sans être considérés comme inexistants, les efforts du secteur dans ces deux domaines ne sont pas encore suffisamment identifiés.

Le rôle et le poids du transport routier de marchandises dans l’économie sont largement reconnus.

98% des personnes interrogées estiment en effet que le poids du TRM dans l’économie est important et plus des 3⁄4 d’entre elles le qualifient même de « très important ».

Le rôle majeur du TRM dans l’économie est également largement reconnu et concerne :

  • l’acheminement des marchandises nécessaires à la vie quotidienne (98% du grand public et 99% des leaders d’opinion)
  • le fonctionnement de l’économie en France (93% du grand public et 97% des leaders d’opinion, ces derniers étant même 65% à qualifier le rôle de « très important »)
  • l’emploi en France (85% du grand public et 92% des leaders d’opinion)

Un constat : une opinion à la croisée des chemins

L’opinion est néanmoins plus partagée sur l’image globale du transport routier de marchandises. Si 51% des Français et 57% des leaders d’opinion ont « plutôt une bonne opinion » du secteur, une grande partie des évocations suscitées par le TRM sont réservées. Plus précisément, émergent dans les réponses du grand public la question de la congestion (42%), de l’insécurité routière (27%) mais aussi celle de la pollution induite (30%).

Spontanément, le grand public ayant une bonne opinion du transport routier de marchandises invoque des motifs assez divers. Des arguments d’ordre pratique ressortent tout de même plus nettement car le transport apparaît comme « rapide » (17%), « nécessaire à l’économie » (15%), et « qui permet d’acheminer des marchandises partout » (11%). Pour les leaders d’opinion, les perceptions sont plus construites et mettent davantage en exergue la dimension pratique, souplesse et réactivité en tête (36%). L’impact du secteur en termes d’emplois (68% du grand public et 70% des leaders d’opinion) ainsi que son dynamisme (66% du grand public  et 64% des leaders d’opinion) s’imposent comme les deux principaux traits d’image positifs.

Une confirmation : sécurité routière et environnement au cœur des préoccupations

Pour ceux qui déclarent avoir une mauvaise image du transport routier de marchandises, la hiérarchie des motifs diverge fortement entre le grand public et les leaders d’opinion : 51% du grand public évoquent des raisons liées à la sécurité routière, alors qu’ils ne sont plus que 36% chez les leaders d’opinion. En revanche ces derniers se montrent particulièrement attentifs à l’enjeu des nuisances supposées, et dela pollution en particulier (67% contre 43% dans le grand public).

Sans être considérés comme inexistants, les efforts du secteur en matière de sécurité routière et de protection de l’environnement ne sont pas massivement identifiés. Néanmoins, seule une faible proportion d’interviewés estime que le secteur du TRM ne fait aucun effort en la matière (21% du grand public et 23% des leaders d’opinion).

L’attractivité des métiers dans le transport routier de marchandises en question

L’image des métiers du secteur auprès des Français demeure largement perfectible. Le caractère difficile (88% des réponses du grand public et 84% des leaders d’opinion), dangereux (82% du grand public et 71% des leaders d’opinion), et peu valorisé des métiers du transport routier de marchandises (75% des réponses du grand public et 73% des leaders d’opinion), suscite un large consensus.

Enfin, le comportement routier des professionnels du TRM cristallise des réserves importantes auprès du grand public : alors même qu’ils sont largement reconnus pour leur professionnalisme et leur niveau de formation (74% et 69% des personnes interrogées), une large majorité des personnes interrogées considère qu’ils ne sont pas respectueux des règles du code de la route (62%) ni des autres conducteurs (65%).

Une conclusion : l'image du transport routier de marchandises à travailler de façon urgente

En conclusion, l’image du transport routier de marchandises semble souffrir de faiblesses certaines. De manière transversale, il apparaît que les enjeux de la congestion et de la sécurité routière suscitent des attentes particulièrement prononcées auprès du grand public alors que l’environnement résonne davantage chez les leaders d’opinion.

Toutefois, si l’opinion globale à l’égard du TRM s’avère certes nuancée, les jugements positifs n’en demeurent pas moins majoritaires. D’autre part, les jugements négatifs semblent souvent peu construits : 20% des Français ayant une mauvaise image du transport routier de marchandises peinent ainsi à en expliquer les raisons.

Enfin, le secteur peut compter sur un atout majeur : son rôle en matière économique. Ainsi, le transport routier de marchandises occupe, pour le grand public et plus encore pour les leaders d’opinion, une place stratégique dans le bon fonctionnement de l’économie française. Pratique, nécessaire, créateur d’emploi, le TRM surclasse très largement les autres modes de transport. Le transport de marchandises s’avère ainsi indissociable de la route.