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Enfin un ministère dédié aux transports !

Le 29/05/2017

En nommant Elisabeth Borne ministre chargée des Transports auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique, le gouvernement d’Edouard Philippe répond à la demande de ministère de plein exercice pour les transports, formulée depuis de nombreuses années par la FNTR. C’est la reconnaissance d’un secteur majeur pour l’économie nationale. Et c’est moins d’une semaine après la composition du Gouvernement, que la Ministre des Transports a reçu mardi 23 mai, l’ensemble des organisations professionnelles du transport de marchandises. Durant plus de deux heures, les organisations patronales ont pu exposer, face à une ministre soucieuse d’instaurer un dialogue indispensable à la bonne compréhension des enjeux, les problématiques actuelles du secteur.

La Ministre des Transports, Elisabeth Borne, accompagnée de son Directeur de Cabinet Marc Papinutti, tous deux biens connus de la FNTR, ont reçu mardi 23 mai l’ensemble des organisations professionnelles du transport de marchandises.

Durant plus de deux heures, les organisations patronales ont pu exposer, face à une ministre soucieuse d’instaurer un dialogue indispensable à la bonne compréhension des enjeux, les problématiques actuelles du secteur.

La FNTR a largement développé le volet européen, notamment dans la perspective de la présentation du volet social des initiatives route qui seront présentées le 31 mai prochain par la Commission Européenne et qui, en essayant de contenter un trop grand nombre, risquent de ne satisfaire personne.

D’une part, la FNTR a souligné l’importance de poursuivre l’Alliance du Routier initiée par la France en janvier 2017 avec 9 états partenaires, dans l’objectif de porter haut et fort leur vision d’une Europe régulée et aux conditions de concurrence plus équilibrées. En effet, si la problématique se résumait à celle de la concurrence déloyale, l’intervention de l’Etat serait suffisante (contrôles, sanctions). Mais s’agissant de concurrence européenne, le véritable problème est celui d’un marché ouvert à des opérateurs ne travaillant pas aux mêmes coûts, ce qui est bien pire. L’action doit donc être fortement portée à Bruxelles.

D’autre part, la FNTR a insisté sur la nécessité d’un dispositif de détachement spécifique au transport routier de marchandises (TRM). Les supports juridiques actuels sur le détachement ne sont pas adaptés à l’activité mobile. Il faut, là aussi, faire preuve d’innovation. A cet égard et concernant les indispensables contrôles, il devient impératif de s’appuyer sur les nouveaux outils numériques tels que la CMR (lettre de voiture) électronique. La FNTR a aussi pu rappeler à la Ministre sa position exprimée de longue date sur la création à plus long terme d’un régime du travailleur mobile européen instaurant les principes et les éléments constitutifs de la rémunération des conducteurs internationaux (même assiette de charges) et d’un socle minimum de protection sociale commun.

Enfin, Jean-Christophe Pic, et Florence Berthelot, respectivement Président et Déléguée Générale de la FNTR ont également souligné que le secteur du TRM était un secteur en pleine mutation nécessitant une politique des transports à la hauteur des enjeux à venir :

  • le développement de nouvelles offres de transport, basées sur les nouvelles technologies, est également une opportunité de déterminer les fondements d’une réglementation égale et respectée par tous
  • la nécessité d’une fiscalité différenciée sur le GNV pour les professionnels
  • la stratégie « France logistique 2025 » dont l’objectif est de faire de la France un pays leader dans le domaine de la logistique

Par son écoute attentive, la Ministre a instauré un mode de fonctionnement fondé sur l’échange et l’accessibilité. Encourageant !