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Edito FNTR : vivement dimanche ! Ou pas...

Le 20/04/2017

Edito FNTR : vivement dimanche ! Ou pas...

EDITO DE LA FNTR DU 20/04/2017

« Faites que cette campagne se termine ! ». Une expression saisie au vol dans un soupir de lassitude. On ne sait pas très bien à qui s’adresse d’ailleurs ce « Faites… ». Peut-être d’abord aux candidats eux-mêmes. Ceux-ci jettent dans la bataille toutes leurs forces, dans cette dernière ligne droite. Meetings, interviews. Les Français se passionnent, comme à chaque échéance électorale, mais dans le même temps aspirent à ce qu’enfin on vote. Car on n’apprend plus grand-chose. Les médias s’attachent aux petites phrases et aux sondages là on aurait souhaité que soient détaillés les programmes. Et quand on s’y penche, on reste sur sa faim.

En termes de mesures envisagées pour le secteur des transports, c’est particulièrement patent. Nombre de secteurs économiques d’ailleurs sont dans le même cas. Finalement, la future politique ressemblera à tous point de vue à « la surprise du chef ». Dimanche soir, on saura qui sera opposé à qui pour occuper la plus haute fonction de l’Etat. On a hâte de savoir. Même si on connait le scenario. On sait déjà que les chaines de télévision vont aller filmer les candidats lors de leur propre vote, donner les chiffres de la participation et les commenter indéfiniment. Puis en fin d’après-midi, on verra les journalistes commencer à trépigner, à décompter le temps. On les verra même tenter de glisser des indices sur les probables résultats, tout en tentant de ne pas violer la règle de non-divulgation avant 20h. Entre les sondages en sorties des bureaux de vote, et les sites internet étrangers, les informations transpirent. Et peut-être qu’il y aura des surprises, car nul aujourd’hui ne saurait vraiment prédire ce qui va se passer.

Le problème avec les surprises c’est qu’elles peuvent être bonnes ou non. Bonnes pour ceux qui ont vu leur candidat accéder au second tour, mauvaises pour les soutiens des candidats malheureux. Et quand on a quatre candidats aussi proches dans les intentions de vote, mais aussi différents dans leur vision politique, nul doute que ça risque de grogner sec. Et là où on était pressé d’aller enfin voter, d’un coup certains regretteront que cette campagne n’ait pas continué….

Florence Berthelot