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Edito FNTR : Vieux tacots

Edito FNTR : Vieux tacots

Edito FNTR du 12/04/18

Samedi 7 avril, la petite commune d’Audruicq (Pas-de-Calais) accueillait le salon du camion. Grosse affluence, ambiance sympa, et l’occasion de voir les plus récents camions côtoyer les plus anciens. Un succès.

Mercredi 11 avril, à Bruxelles, débats de haut vol organisés par Transport&Environment Europe sur l’efficacité énergétique des poids lourds et les véhicules « zéro émissions ». En discussion, de nouvelles normes d’émissions de CO2 pour les poids lourds et la mise en place de l’outil VECTO (Vehicle Energy Consumption Calculation Tool à savoir Outil de calcul de la consommation d’énergie des véhicules) permettant aux futurs acheteurs de camions (les transporteurs) d’être parfaitement éclairés sur les performances de consommation des véhicules. Cet affichage sera obligatoire pour tous les camions neufs à partir de 2019.

On ne peut que souscrire à l’initiative même si les transporteurs n’ont pas attendu une réglementation européenne pour se préoccuper du sujet tant le poste carburant pèse dans les coûts. L’auteure de ces lignes (que vous finissez par connaitre un peu) n’a pas pu s’empêcher de perturber le débat. Tout en reconnaissant que nous sommes capables de nous adapter à toute nouvelle norme et toute nouvelle réglementation (vu que ça change sans arrêt et qu’on est légèrement habitués...), il y a quand même un léger détail qui est absent du débat : le marché de l’occasion. Certes, à l’avenir, on va continuer en Europe d’acheter (ou de louer) les modèles les plus performants, les moins gourmands en carburant et donc moins émetteurs de tout (gaz à effet de serre et polluants), mais qu’est-ce qu’on fait des anciens ? On les vend en Afrique, en Asie centrale ? Mais alors on déporte le problème des émissions de CO2 ailleurs dans le monde ! Mais la problématique du changement climatique n’est-elle pas de niveau mondial ? Visiblement, personne n’y avait vraiment réfléchi.

J’ai repensé au salon du poids lourd, et je me suis dit que la ville d’Audruicq sera véritablement trop petite pour exposer à l’avenir tous les vieux tacots qui vont nous rester sur les bras...

Florence Berthelot