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Edito FNTR : une fois les projecteurs éteints...

EDITO DE LA FNTR DU 10/05/2017

Edito FNTR : une fois les projecteurs éteints...

Au théâtre, la poursuite est un projecteur qui cible l’artiste en scène et le suit dans tous ses mouvements. Souvent la lumière braquée a pour effet de plonger tout le reste dans le noir. C’est ce qui vient à l’esprit quand on se retourne sur ces dernières semaines. Les projecteurs se sont focalisés sur les élections présidentielles. Et tout le reste est passé dans l’obscurité.

Pourtant la vie ne s’est pas arrêtée. L’activité économique et sociale s’est poursuivie. Dans le secteur des transports, plusieurs accords sociaux ont été signés. C’est une bonne chose. Mais par ailleurs, qui s’est vraiment intéressé aux conséquences de la grippe aviaire qui a perturbé non seulement les agriculteurs mais également les transporteurs spécialisés ? Personne n’aborde la question de leur indemnisation. Tout aussi grave, des décrets en préparation qui risquent d’impacter lourdement la Profession. Un porte sur la sécurisation -renforcée pour ne pas dire verrouillée- des sites de stationnement de véhicules de matières dangereuses. Là président l’irrationalité et l’inapplicabilité. Sont concernés non seulement les transporteurs dédiés, mais aussi leurs confrères qui leur louent occasionnellement les parkings.

L’autre décret vise à organiser la possibilité de vérifier la validité des permis de conduire des conducteurs. En la rendant payante. La possibilité va en réalité devenir une obligation car qu’arriverait-il en cas d’accident, si on découvrait que le conducteur n’avait plus son permis, et que l’employeur a omis de vérifier ? Tout se passe en coulisses. Loin des projecteurs, et dans une période où il n’y a plus vraiment d’autorité politique pour arbitrer et trancher. Pourtant leur publication est imminente. Le futur gouvernement entendra traiter vite les « grands » sujets. Sauf que ceux dont on parle ne sont pas spécialement petits ! Une fois la scène des présidentielles éteinte et alors que se profile la prochaine séance des législatives, demeure l’impérative nécessité de poursuivre le traitement des dossiers en cours. Des pages se tournent mais l’histoire continue.

Florence Berthelot