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Edito FNTR : Sky my husband !

Le 29/03/2019

Edito FNTR : Sky my husband !

Edito FNTR du 29/03/19

On a déjà largement évoqué le Brexit dans ces colonnes. Mais qui pouvait vraiment imaginer qu’à moins d’une semaine de l’échéance fatidique on en serait encore à « deal » ou « no deal », « out » or « in ». On a beau dire aux entreprises qu’elles doivent se préparer, on ne sait toujours pas « to what » ?! On peut dire qu’elles en « drool some rounds of hats » (qu’elles en bavent des ronds de chapeaux) en se demandant « to what sauce they are going to be eaten » (à quelle sauce elles vont être mangées). Elles se font du « bad blood » car il n’est pas facile de régler les problèmes d’organisation à venir « from a sudden magic stick » (d’un coup de baguette magique).

Pendant que les douaniers français font « the strike of zeal », les députés britanniques rendent « goat » (chèvre) Madame May. Certes on parle de report technique mais « a swallow does not make the Spring » (une hirondelle ne fait pas le printemps) ! Et on aimerait avoir un peu plus de lisibilité car « one keep is better that two you will keep » (un tient vaut mieux que deux tu l’auras). Difficile de faire des prévisions. « Do not sell the skin of the bear before you have killed it » (ne vendez pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué). La Commission et le Royaume-Uni « are camping on their positions » (campent sur leur position) « Each one sees noon at his own door » (chacun voit midi à sa porte). Quitter l’Europe n’est pas simple car les Anglais pensent que « better to be alone than bad accompanied » (mieux vaut être seul que mal accompagné)  tandis que la Commission européenne répond « who loves me follows me » (qui m’aime me suive).

A noter que même le Brexit se réalise à brève échéance, l’anglais devient de plus en plus la langue la plus utilisée dans les institutions européennes de l’Europe. Or, dans ce cas, seule l’Irlande aura l’anglais pour langue officielle. Une opportunité pour la langue française ? « The future will tell ». Sinon, il faut peut-être revoir notre façon de parler la langue de « Shakespeare » (Harpon Agité). « To well hearer, hello ! » (A bon entendeur, salut !)

Florence Berthelot