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Edito FNTR : Pour une fois qu’on est d’accord...

Edito FNTR : Pour une fois qu’on est d’accord…

EDITO DE LA FNTR DU 05/10/2017

Cela aurait pu mal tourner. La veille de la réunion paritaire du 4 octobre, les réseaux sociaux relayaient l’inquiétude « les patrons vont-ils supprimer les primes ? ». Or, le doigt était pointé dans la mauvaise direction. Le jour dit, la partie patronale arrive avec un projet d’accord indiquant que différentes primes et indemnités prévues par la Convention collective des transports routiers font bien partie des minima conventionnels. Il n’est pas question de sortir du champ des ordonnances mais pour autant, il n’y pas de crainte à voir des entreprises rayer d’un trait la compensation des dimanches, jour férié et du travail de nuit. C’est une question de bon sens. Encore fallait-il le dire.

L’affaire est bouclée en moins d’une heure entre les organisations syndicales et patronales. Ce qui se passe après explique qu’il ait fallu plus de dix heures pour en sortir. Le Gouvernement a pu, durant quelques instants, laisser penser que malgré l’unanimité des partenaires sociaux, l’accord ne lui convenait pas. Curieux. On ne peut pas nous demander une semaine avant de trouver une solution, dans le cadre du dialogue social pour la rejeter une fois qu’on l’a trouvée. Et c’est sous-estimer le fait que pour une fois, toutes les organisations étaient d’accord ! Ceux qui connaissent le secteur comprenne qu’on était dans une configuration quasi historique.

Au final, l’expertise réunie de deux ministères (Transport et Travail) permet de sécuriser un accord équilibré. Il est 22 heures. Pour fêter cette conclusion, point de champagne mais de la bière artisanale, très probablement bio. On n’est pas dans les locaux du Ministère de l’Ecologie pour rien. Un conseiller relève en off « décidément il faut croire que le secteur des transports routiers n’est vraiment pas comme les autres ». Oui, c’est vrai. Sa principale caractéristique réside dans sa capacité à se manifester et à se faire entendre quand on vient lui chercher noise. A méditer pour l’avenir avant de prendre certaines décisions...

Florence Berthelot