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Edito FNTR : L’année du cochon

Edito FNTR : L’année du cochon

Edito FNTR du 21/02/19

Parmi les nouvelles d’importance dont on nous serine toute la journée, nous apprenons que nous sommes entrés dans l’année du cochon. Le Nouvel An chinois a été fêté le 5 février. Si comme tout le monde, vous ne vous intéressez pas du tout aux horoscopes tout en les lisant en attendant chez le dentiste, vous avez découvert que l’année sera prospère et apportera richesse, calme et bienveillance.

Difficile à croire tout de même au regard de l’ambiance qui règne. D’autant que de toute évidence le cochon s’est manifesté bien avant. Entre tous les porcs qui ont été balancés l’année précédente sur les réseaux sociaux (où ont-ils atterris ?) et la peste porcine africaine qui fait trembler les éleveurs et les transporteurs d’animaux vivants depuis plusieurs mois, il faut reconnaitre que ces animaux occupent la scène depuis un moment. Selon les calendriers asiatiques, on préfère dire que ce signe est celui du sanglier. Cela fait peut-être plus chic tant l’animal a mauvaise réputation. Bien malin cependant celui qui comme Astérix en Corse fera la différence entre un cochon sauvage et un sanglier domestique. Puisqu’on nous annonce des rentrées d’argent, on devrait se réjouir.

Mais restons néanmoins prudents. Dans ce pays, plus l’argent rentre plus il sort, en prenant directement le chemin de la perception. L’impôt est désormais prélevé à la source et ne va pas en diminuant. Cela doit être pour ça que les tirelires ressemblent à des porcelets. On a toujours l’impression qu’il y a quelqu’un du fisc pas loin qui, tel Maître Capello, ajoute des euros dans le nourrain. Il est avéré que les impôts directs ont augmenté de 25% en 7 ans. Des idées brillantes de prélèvements supplémentaires sont encore à l’étude. Partant du principe que tout est bon, il est à redouter que l’on passe par la case charcuterie en finissant comme des jambons. Faut-il se dépêcher d’aller vers 2020 ? heu… pas sûr car ce sera l’année du rat. Pff ! Les horoscopes c’est vraiment n’importe quoi….

Florence Berthelot