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Edito FNTR : Itinéraire bis

Edito FNTR : Itinéraire bis

Edito FNTR du 04/05/18

Rien de mieux que quelques jours de congés pour circuler sur les routes de France. Et par routes, on entend les nationales et les départementales (je ne hais pas les départementales…). Voire même des « routes sans nom » comme les GPS nous l’annoncent parfois. Outre le bonheur de découvrir les paysages de notre si beau pays, faire des haltes dans des villages et goûter les spécialités locales (comment ne pas s’arrêter tous les kilomètres en quittant Vienne alléché par les panneaux Côte-Rôtie, Viognier, Condrieu et Saint-Joseph ?), on regarde aussi la route. L’état de la route. Avec en tête, la rengaine entendue depuis plusieurs mois : « l’état de nos routes se dégrade. » Heu... pas forcément. Ou pas partout. Enfin pas là, quoi.

La vitesse est déjà limitée en dessous des 80km/h la plupart du temps, et quand on traverse une agglomération, c’est 50km/h voire 30. Sans parler des ronds-points. Ah les ronds-points ! Il y en a sans aucun doute plus que de fromages et de cépages réunis en France. Même là où on en a pas besoin.

Donc les routes ne semblent pas en si mauvais état de manière générale. Il y a moins de nids-de-poule que dans Paris intra-muros. Voire pas du tout. Certes, cela pourrait toujours être amélioré. Mais de là à prendre des airs catastrophés pour arriver immédiatement à : « il faut créer une taxe pour financer la régénération des infrastructures », il y a un pas. D’autant que manifestement, dans certaines régions (départements), le travail est fait sur les fonds disponibles. Peut-être parce qu’il s’agit de régions où le transport par camion est considéré comme un atout économique dans un environnement productif global et qui doit donc bénéficier d’un bon réseau routier ? Et non comme un destructeur de bitume qu’il faut absolument taxer ? Allez savoir...

Nota : les « itinéraires bis » sont parfaits quand il n’y a personne sur les autoroutes. En revanche quand les autoroutes sont saturées, les itinéraires bis le sont tout autant. Etonnant non ?

Florence Berthelot