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Edito FNTR : Dressing

Edito FNTR : Dressing

Edito FNTR du 08/03/19

Le Directeur de la DGITM (Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer) lors de son discours de départ a souligné avec humour que toute velléité gouvernementale de créer une taxe sur le transport se traduisait par une pièce de plus dans la garde-robe. Il citait les « bonnets rouges », les « bonnets verts » (on les a oubliés ceux-là mais c’étaient des usagers des transports en commun) et maintenant les « gilets jaunes ».

Le Grand débat National n’est pas fini mais tout ce qu’on nous proposera ressemblera à des prélèvements, redevances et contributions supplémentaires. Au moment où on s’apprête à faire du tri dans les placards pour ranger les affaires d’hiver et sortir les vêtements d’été, il serait peut-être nécessaire de lancer un concours. Voyons voir : les « chaussettes noires » ? Non, déjà pris même si la tournure des évènements est assez rock’n roll. Et puis ce n’est pas assez voyant. Ce qui fait qu’on évitera aussi tout ce qui est sous-vêtements : slips (même français) et culottes de n’importe quelle couleur nous attireraient la menace de l’attentat à la pudeur. Évitons bonnets et chapeaux (car c’est un peu usé et on porte déjà le chapeau de toutes façons) ou encore foulard car pour peu que ce soit vendu dans un magasin de sport, cela créerait encore la polémique. Oublions robes et jupes car il faut trouver quelque chose d’unisexe. Restent chemises, pantalons et T-shirts. La couleur a son importance. Vu qu’il faut donner dans la nouveauté, on n’utilisera pas des teintes déjà employées : noir, blanc, rouge, jaune, vert, bleu, rose. Cela devient compliqué : à moins qu’on donne dans un joli imprimé printanier ? Mais surtout pas de chemises à fleurs car cela nous ramènerait aux années hippies. Rappelons aussi que les pois et les rayures ne sont pas seyantes pour toutes les silhouettes. Bon à moins de rappeler Christina Cordula (magnifaïque !), on ne va pas prendre de gants.

S’ils veulent qu’on se serre encore la ceinture, ceux qui nous cherchent vont nous trouver, même au saut du lit en pyjama. Qu’ils se rassurent : on ne sait pas encore ce qu’on aura sur le dos mais eux, ils seront rhabillés pour plusieurs hivers.

Florence Berthelot