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Edito FNTR : Comme dans un rêve

Le 27/04/2017

Comme nombre de dossiers auraient pu être traités plus vite si cette ambiance avait présidé à certaines réunions...

EDITO DE LA FNTR DU 27/04/2017

C’est un moment étrange. On s’était donné rendez-vous dans un hall d’hôtel. En fond sonore, Claude Nougaro chante « Paris mai ». Pourtant on est au mois d’avril. Le soleil est éclatant mais il fait un froid de loup. Le temps d’un café, on repart vers le Secrétariat d’Etat aux Transports.

Objectif : signer le protocole sur les Congés de fin d’activité, pour les sécuriser pendant trois ans et s’engager à négocier sans tarder l’élaboration d’un nouveau dispositif qui viendra les remplacer. Les organisations patronales et syndicales, le cabinet du Ministre, le représentant du Premier Ministre, l’Administration des Transports, tout le monde est là. On se doute que c’est la dernière fois qu’on se verra tous dans cette configuration. On se serre dans une petite salle où sont alignées treize chaises. Seules les signataires auront droit de s’assoir, les autres resteront debout. Le Secrétaire d’Etat arrive souriant, fait une courte déclaration en se réjouissant de ce moment d’unanimité sociale, se réjouit encore plus qu’il n’y ait pas d’autres discours prévus...

La séance de signature commence. Les parapheurs défilent. Dans l’assistance, on parle de choses et d’autres. Puis c’est fini. C’est allé assez vite. Pour fêter cela, un petit buffet a été préparé avec des crêpes et des jus de fruits. La République est frugale. Le Secrétaire d’Etat parle de manière détendue, on plaisante avec les conseillers. Les Présidents de Fédération conversent avec les Secrétaires d’organisations syndicales de manière aimable. Oui, c’est un moment étrangement serein. Est-ce parce que pour certains, l’approche des élections annoncent la fin du mandat ? Est-ce parce qu’on a su éviter une grave agitation sociale ? Comme nombre de dossiers auraient pu être traités plus vite si cette ambiance avait présidé à certaines réunions… Puis chacun repart de son côté. Le boulevard Saint-Germain ruisselle de lumière. Les jours sont définitivement plus longs. Mais il n’est pas sûr qu’on retrouvera cette ambiance, et encore moins Nougaro chantant « Là-bas brillent la paix, la rencontre des pôles, Et l'épée du printemps qui sacre notre épaule ».

Florence Berthelot