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Edito FNTR : C’est l’histoire d’un fou...

Edito FNTR du 23/11/2017

Pendant que nous parlons de la Mobilité le plus souvent de manière déprimante il y a quelqu’un quelque part qui entend révolutionner les déplacements et le transport. A dire vrai, ce type est dingue. Pas une semaine, et parfois pas un jour sans qu’il vienne nous bousculer avec une nouvelle invention. Il n’est même pas ingénieur. Il se contente, de s’entourer des meilleurs cerveaux, d’avoir des idées et de mettre des centaines de millions de dollars dans leur concrétisation.

Lui, c’est Elon Musk. Non content d’avoir fait fortune avec son système de paiement en ligne, la lubie l’a pris de vouloir envoyer des êtres sur Mars, de créer des fusées capables de revenir se poser sur terre, de créer des tuiles solaires révolutionnaires. Il a aussi créé le concept de l’Hyperloop, le train à 1 200 km/h. Il est en train de construire un tunnel anti-bouchon sur 16km à Los Angeles. Et il a fondé Tesla. Non content de produire des voitures électriques qui deviendront autonomes par simple mise à jour logicielle quand les obstacles réglementaires et juridiques seront levés, il a présenté la semaine dernière le prototype d’un nouveau camion électrique. Il nous promet une autonomie de 800 km en charge, et un coût total inférieur de 20% à un camion diesel. Pour une arrivée sur le marché en 2020. On attend de voir.

Au moins, pour lui, le transport de marchandises est aussi un foyer d’innovation. Et s’il faut réduire les émissions de polluants et de gaz à effet de serre, ce n’est pas en bannissant les camions, c’est en les rendant plus propres. Elon Musk a beaucoup de détracteurs. On lui reproche de faire des effets d’annonces, alors que les produits tardent à sortir sur le marché, de lancer des projets irréalistes. Il a aussi ses fans. Plusieurs villes, plusieurs pays ont fait le pari d’adopter ici l’hyperloop, là le tunnel anti-congestion. Tout ne marchera peut-être pas.

Mais ce qu’Elon Musk fait, il le fait avec de l’argent privé, et pas avec celui du contribuable. Et il ose, il tente, il essaie. C’est cela qui fait rêver. C’est peut-être la vraie rupture, face à des schémas de pensées qui ressassent de vieilles idées et des pseudo-solutions qui n’ont jamais marché. Nous, on veut y croire. Alors, « run, Elon, run ! »(*)

(*)Cours, Elon, cours !

Florence Berthelot