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Edito FNTR : A9, N118 : touché... coulé

Edito FNTR du 08/03/18

Le deuxième épisode neigeux d’importance en cet hiver aurait pu démontrer que certaines leçons avaient été tirées du précédent. Que nenni ! Si la N118 a été rapidement fermée à la circulation, c’est sur l’A9 que se sont concentrés les problèmes : mêmes images d’automobilistes bloqués dans leur voiture et en plus la mise en cause de poids lourds n’ayant pas respecté l’interdiction de circuler. Les journalistes appellent en nombre : que faisaient là ces poids lourds ? N’est-il pas plus avantageux de payer une amende que de respecter l’interdiction de circuler ?

Primo : on ne peut pas défendre ceux qui n’ont pas respecté la consigne. Deuzio, non ce n’est pas plus avantageux quand, au final, vous êtes bloqués des heures et n’avez pas pu livrer. La polémique s’est créée sur l’affichage à l’entrée de l’autoroute du rappel de l’interdiction de circuler, et du fait que si messages il y a eu, ils n’étaient qu’en français. Puis sur le fait qu’on aurait dû tout simplement interdire aux poids lourds de s’engager. Et en creusant, force est de constater qu’il est encore facile de cibler le transport routier pour éviter de stigmatiser des automobilistes non équipés et n’ayant pas anticipé les intempéries.

Depuis, le temps s’est radouci et les esprits aussi. Avec un peu de recul, ce qu’on entend laisse perplexe : « vous comprenez on avait anticipé 5 cm de neige et il en est tombé 30 ». Ben oui. Lors d’intempéries, les administrations et les fédérations se transforment en Madame (ou Monsieur) Météo : « il neige, il ne neige pas encore, mais il va neiger... ». Les informations circulent mais le ciel n’en fait qu’à sa tête. Autant alors ne pas tenter d’aller chercher des responsables là où ils ne sont pas et de pinailler sur le mode « c’est la faute à l’autre ». Quand on est tous dans le même bateau, mieux vaut éviter d’essayer de naviguer dans des sens contraires. A défaut, on se précipite sur les rochers et on sombre…

Florence Berthelot